Ce que propose l’amendement

À la première phrase de l’alinéa 14, après le mot :

« publique, »

insérer les mots :

« à l’exclusion de toutes autres pratiques qui pourraient concerner la fin de vie ».

Pourquoi cet amendement ?

Cet ajout vise à clarifier le fait que les « Maisons d’accompagnement et de soins palliatifs » n’assurent rien d’autre que l’accompagnement et les soins palliatifs, à l’exclusion de l’aide à mourir, au cas où la législation française viendrait à évoluer concernant le suicide assisté et/ou l’euthanasie, qui sont aujourd’hui interdits.

Cette clarification et cette distinction entre ces Maisons et d’éventuels lieux où pourrait être pratiquée l’aide à mourir sont nécessaires pour assurer la confiance, le respect et la sérénité des personnes en fin de vie, qui sont et se sentent particulièrement vulnérables et sans défense.

Il s’agit aussi de faciliter le recrutement des professionnels de l’accompagnement et des soins palliatifs, dont on sait qu’une majorité est opposée à l’aide à mourir et pourrait démissionner ou renoncer à cette spécialité s’ils risquaient de se trouver dans des unités où l’aide à mourir est également pratiquée.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Josiane Corneloup · DR

Voir le cosignataire

Mme Corneloup et M. Portier

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Scrutins sur cet amendement

28 pour · 66 contre · 3 abstentions

16 mai 2025 · scrutin n° 1732

Lire le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 225 de Mme Corneloup et les amendements identiques suivants à l'article 10 de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC1281P0D1N000225. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale