Ce que propose l’amendement

I – L’article L. 422‑21 du code des impositions sur les biens et services est ainsi rédigé :

« Art. L. 422‑21. – Le tarif de l’aviation civile prévu au 1° de l’article L. 422‑20 est égal, pour l’année 2025, aux montants suivants :

DESTINATION FINALETARIF EN 2026 (€)

Européenne ou assimilée4,66

Tierce8,37

« À compter de 2026, ce tarif est indexé sur l’inflation dans les conditions prévues par la sous-section 2 de la section 1 du présent chapitre. »

II – Le tableau de l’alinéa 2 de l’article L. 422‑22 du code des impositions sur les biens et services :

DESTINATION FINALESERVICES ADDITIONNELS À BORD DONT BÉNÉFICIE LE PASSAGER, SANS SUPPLÉMENT DE PRIX,

PAR RAPPORT À D'AUTRES

PASSAGERSMINIMUM

(€)

MAXIMUM

(€)

Européenne ou assimiléeAucun service additionnel :

Présence de services additionnels :1,13

11,272,63

20,27

TierceAucun service additionnel

Présence de services additionnels :

4,51

45,07

7,51

63,07

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Pourquoi cet amendement ?

Le présent amendement vise à rétablir le tarif de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) et le tarif de l’aviation civile, tels qu’ils étaient avant la hausse générale massive décidée dans la dernière loi de finances.

Sept mois après son entrée en vigueur, chacun peut constater les conséquences néfastes de cette charge fiscale supplémentaire qui pèse sur le secteur aérien. Ainsi, les premières données dont disposent les acteurs du secteur font état d’une baisse constante des ventes des compagnies nationales pour la destination Paris, quand Londres et Munich continuent de croître. Cela représente plusieurs millions de tourisme en moins sur le territoire français, avec des pertes directes engendrées pour l’ensemble de notre économie.

Cette hausse pénalise durablement notre pavillon national, représentant un surcoût d’1,35 milliard d’euros cette année, avec un effet direct sur les prix des billets d’avion proposés à nos concitoyens.

En contrepartie le rendement théorique de la taxe, estimé à 850 millions d’euros par an, pourrait être totalement annulé, voire dépassé, par les conséquences économiques négatives qu’elle entraîne.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Alexandra Masson · RN

Voir les 34 cosignataires

Mme Alexandra Masson, M. Ballard, M. Bentz, M. Beaurain, M. Blairy, M. Boulogne, Mme Da Conceicao Carvalho, M. de Lépinau, Mme Dogor-Such, M. Dufosset, M. Evrard, M. Guiniot, M. Humbert, M. Golliot, M. Lioret, Mme Lorho, M. Bryan Masson, Mme Ménaché, M. Rancoule, Mme Florence Goulet, M. Dragon, M. Clavet, Mme Joubert, M. Markowsky, M. Weber, Mme Roy, Mme Sabatini, M. Tonussi, Mme Perrine Goulet, Mme Lechanteux, M. Boccaletti, Mme Rimbert, M. Perez, M. Baubry et M. Jenft

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002676. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale