Ce que propose l’amendement

Après le a septies du I de l’article 219 du code général des impôts, il est inséré un a octies ainsi rédigé :

« a octies) Le taux normal de l’impôt prévu au présent I est majoré de 10 % pour les entreprises qui ne respectent pas l’article L. 225‑18‑1 du code de commerce. »

Pourquoi cet amendement ?

Par cet amendement, les députés LFI prévoient de majorer l’impôt sur les sociétés pour les entreprises délinquant qui refusent de voir siéger au sein de leurs conseils d’administration ou de surveillance au moins 40 % de femmes, comme le prévoit la loi depuis désormais une quinzaine d’années.

Alors que la loi Copé-Zimmermann était censée assurer une certaine représentativité des femmes dans les instances de gouvernance des entreprises, certaines, heureusement peu nombreuses, continuent de contrevenir à ces obligations légales, principalement en maintenant un « board » masculin. Il s’agit alors de les contraindre à respecter la loi, faute de quoi leur taux d’impôt sur les sociétés remontera mécaniquement.

Alors que les droits des femmes sont menacés par une résurgence nationaliste et réactionnaire, cette mesure permet de fortement dissuader les entreprises qui seraient tentées de s’écarter de cette loi, en ponctionnant directement leur bénéfice si elles devaient passer à l’acte.

Dans les deux cas de figure, cet amendement permettra de garantir aux femmes la place qui leur revient déjà de droit dans les conseils d’administration. Si malheureusement des recettes devaient être dégagées par cette mesure, nous invitons le gouvernement à reverser l’intégralité des montants aux associations qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles, et pour les droits des femmes.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Claire Lejeune · LFI-NFP

Voir les 70 cosignataires

Mme Lejeune, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Aurélien Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002601. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale