Amendement n° 24 au texte n° 1655 – Faire exécuter les peines d'emprisonnement ferme
A discuterDéposé par Emmanuel Duplessy sur l’article 2 du texte n° 1655.
- Déposé le
- 3 avril 2026
- État
- A discuter
Ce que propose l’amendement
À la fin de la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :
« en détention du condamné dans les conditions prévues aux articles 397‑4 et 465‑1 du code de procédure pénale, dès lors qu’elle assortit sa décision de l’exécution provisoire » ,
les mots :
« sous contrôle judiciaire ou sous placement sous surveillance électronique mobile ».
Pourquoi cet amendement ?
Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à exclure la possibilité pour la juridiction de jugement de prononcer simultanément un aménagement de peine et un mandat de dépôt et d'y préférer la possibilité de prononcer ou prolonger des mesures de sûreté non privatives de liberté.
La faculté prévue par l'alinéa 8 de l'article 2 de la présente proposition loi, bien qu'il reprenne le droit positif, apparait incohérent : dès lors que la juridiction estime qu’un aménagement de peine est approprié, elle reconnaît qu’une incarcération n’est pas nécessaire. Le recours à un mandat de dépôt dans cette hypothèse conduit ainsi à une privation de liberté injustifiée.
Il est dès lors préférable de prévoir, dans l’attente de la mise en œuvre de l’aménagement, le recours à des mesures alternatives telles que le contrôle judiciaire ou le placement sous surveillance électronique, plus cohérentes avec la décision prononcée.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B1655P0D1N000024. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale