Rapport d'information · n° 2991 · Assemblée nationale

L’activité de la délégation de l'Assemblée nationale à l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe au cours de la deuxième partie de sa session ordinaire de 2026

Titre officiel complet

rapport d'information déposé en application de l'article 29 du règlement au nom des délégués de l'Assemblée nationale à l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe sur l’activité de celle-ci au cours de la deuxième partie de sa session ordinaire de 2026

Publication
1 juillet 2026
Type
Rapport d'information
Parties
29
Scrutins publics
0

Un rapport parlementaire, pas un projet de loi

Ce rapport expose un travail parlementaire d’information, de contrôle ou d’évaluation. Il ne constitue pas une version de loi soumise au vote.

Dossier : L’activité de la délégation de l'Assemblée nationale à l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe au cours de la deuxième partie de sa session ordinaire de 2026

Rapporteurs : Bertrand Bouyx , Délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe

Contenu du rapport

Introduction

Sur le fondement de l’article 29 du Règlement de l’Assemblée nationale et de l’article 9 bis de celui du Sénat, les travaux de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) font l’objet d’un rapport à l’issue de chacune des quatre parties de session de cet organe statutaire du Conseil de l’Europe.

La session de printemps de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui s’est tenue à Strasbourg du 20 au 24 avril 2026 a été marquée par les débats « violences et discours de haine contre les responsables politiques », et sur « l'abolition universelle de la peine de mort en toutes circonstances » ainsi que par le discours de M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Un débat conjoint a été organisé sur « Promouvoir la Convention d’Istanbul et améliorer sa mise en œuvre : mettre à profit l’expérience acquise » et « Tracer la voie pour une culture du consentement ».

Cette partie de session s’est aussi distinguée par l’ajout à l’ordre du jour de deux débats d’actualité et un débat d’urgence sur les thèmes suivants : « La nécessité de respecter le droit international, la paix et la stabilité au Moyen-Orient élargi » et sur « Responsabilité et justice : appel à redoubler d'efforts pour mettre en place le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine » ; « Demande d'avis sur le projet de protocole additionnel à la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme ».

D’autres sujets variés ont été débattus lors de cette partie de session : « Lutte contre la discrimination fondée sur la religion et protection de la liberté de religion ou de conviction en Europe » ; « Procédure d’élection des juges à la Cour européenne des droits de l’homme » ; « Retracer l’origine des produits du crime dénoncé par Sergueï Magnitski et demander des comptes à ses auteurs » ; « Lignes directrices européennes pour combattre le dumping social et l'exploitation par le travail » ; « la protection du droit d’auteur dans l’environnement de l’intelligence artificielle ».

Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Michael O’Flaherty, a présenté son rapport annuel d’activité et a ensuite répondu à une série de questions. M. Alain Berset, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, a également répondu à une série de questions. M. Mihai Popsoi, ministre des Affaires étrangères de Moldavie et Denis Bećirović, Président du collège présidentiel de la Bosnie-Herzégovine, ont adressé des discours à l’Assemblée parlementaire.

La session a aussi été marquée par la remise du Prix de l’Europe 2026 et du Prix du Musée du Conseil de l’Europe 2026.

Les membres de la délégation française ont pris une part active à tous ces travaux. Cette participation est retracée dans le présent rapport, qui recense également les réunions et événements auxquels ils ont participé dans l’intervalle des parties de session de janvier et avril 2026.

A. LES RÉUNIONS des commissions

Un tableau en annexe retrace la participation des membres de la délégation française à l’APCE aux réunions de commissions qui se sont tenues entre la session d’hiver et la session de printemps.

1. Mission d’observation des élections législatives en Hongrie (12 avril 2026)

Une délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), composée de 30 membres et conduite par Pablo Hispán (Espagne, PPE/DC) a participé à la mission d’observation des élections législatives en Hongrie. Gabrielle Cathala et Marie-Christine Dalloz ont observé le déroulement des élections à Budapest et Didier Marie à Milovsk. Les parlementaires français ont été reçus à l’ambassade de France avec leurs collègues de la délégation à l’APOSCE où ils ont pu échanger sur la situation en Hongrie avant d’assister au programme de rencontres préparatoires organisé par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE.

Ces élections, particulièrement importantes à la fois pour la Hongrie et l’avenir de l’Europe ont été marquées par une forte mobilisation citoyenne, avec un taux de participation record. Cependant, les observateurs internationaux ont souligné que les conditions de concurrence n’étaient pas équitables, le parti au pouvoir bénéficiant d’avantages systémiques comme l’utilisation des ressources publiques. Les observateurs ont fait part de leurs remarques dans un communiqué préliminaire.

Le rapport de cette mission fera l’objet d’un débat pendant la troisième partie de session.

2. Mission d’observation des élections législatives anticipées en Bulgarie (19 avril 2026)

Une délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), composée de 13 membres et conduite par Chris Said (Malte, PPE/DC) a participé à la mission d’observation des élections législatives anticipées en Bulgarie. Bertrand Bouyx a observé le déroulement des élections à Sofia et Liliana Tanguy à Varna. Les parlementaires français ont été reçus à l’ambassade de France où ils ont pu échanger sur la situation en Bulgarie avant d’assister au programme de rencontres préparatoires organisé par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE.

Ces élections ont été marquées par une hausse de la participation et « se sont déroulées de manière transparente et efficace, malgré des lacunes dans le cadre législatif et un amendement de dernière minute concernant le nombre de bureaux de vote à l’étranger, qui a compromis la stabilité de la loi électorale et le caractère inclusif du processus ». Les observateurs ont fait part de leurs remarques dans un communiqué de presse.

l’objet d’un débat pendant la troisième partie de session.

II. Le deplacement de m. jean-noël barrot, ministre de l’europe et des affaires etrangeres au conseil de l’europe

À l’occasion de la commémoration des cinquante ans de la présidence de René Cassin à la Cour Européenne des Droits de l’Homme et des soixante ans de l’installation de la Représentation permanente de la France à la villa Oppenheimer, M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a effectué un déplacement à Strasbourg le 20 avril. Il a rappelé que « depuis la création du Conseil de l’Europe en 1949, la France, État hôte, y promeut une vision constante. Celle d’une Europe bâtie sur des valeurs universelles et partagées : les droits de l’Homme, la démocratie, l’État de droit ». Lors de ce déplacement, il s’est entretenu avec plusieurs personnalités du Conseil de l’Europe dont Mme Petra Bayr, présidente de l’APCE et a apposé une plaque « Patrimoine de la diplomatie » devant le parvis du Palais de l’Europe, marquant ainsi l’attachement de la France à la plus ancienne institution européenne dont la France est le pays hôte.

A. echange avec la delegation francaise

Avant son intervention en séance plénière, le ministre a échangé avec la délégation française. Il a rappelé l’importance de la diplomatie des territoires et de la diplomatie parlementaire.

M. Kern et Mme Tanguy, rapporteurs respectivement pour la Slovaquie et le Montenegro ont insisté sur l’importance des travaux de la commission de suivi de l’APCE, en particulier pour les pays des Balkans candidats à l’Union européenne.

La question des prisonniers de guerre et des otages civils ukrainiens dont les enfants déportés a été évoquée. M Bouyx a mis en avant la situation des réfugiés ukrainiens alors que la guerre continue dans leur pays. Il s’est inquiété de la non‑prise en compte des prisonniers civils dans les négociations en cours. Mme Chikirou a insisté sur la nécessité de soutenir les prisonniers politiques russes ainsi que les déserteurs. Elle a informé le ministre qu’un texte sur l’amnistie des opposants à la guerre et des déserteurs serait déposé à l’Assemblée nationale et qu’une proposition de résolution était en cours de dépôt à l’APCE. Le ministre a rappelé l’engagement de la France sur ces sujets. La France est le seul pays européen délivrant des visas aux déserteurs. Les réfugiés, le suivi, la question de l’après-guerre et du retour des enfants représentent des enjeux importants pour la reconstruction de l’Ukraine, sur lesquels la France sera attentive.

La Cour européenne des Droits de l’homme et le respect de ses arrêts ont été également au centre des échanges. M. Chaillou et Mme Morel se sont inquiétés de la remise en cause par plusieurs pays du rôle de la Cour, fleuron du Conseil de l’Europe ainsi que des valeurs fondatrices de l’institution. M. Fernandes a demandé une prise de position forte de la France pour que le respect des arrêts de la Cour ne soit pas négociable, notamment sur la question des droits des migrants. Le ministre a insisté sur la nécessité de défendre l’autonomie de la Cour et de mettre en avant les convergences comme le fait le Secrétaire général du Conseil. M. Bouyx a rappelé qu’un moratoire pourrait être signé au Maroc sur la peine de mort. Le ministre a informé la délégation de la tenue d’un Congrès international sur la peine de mort à Paris en juin auquel des parlementaires de l’APCE seront conviés.

Une semaine après les élections en Hongrie et le lendemain des élections bulgares, les parlementaires présents lors des missions d’observation ont fait part au ministre de leurs impressions. Mme Dalloz, a souligné l’accueil extraordinaire et la ferveur du peuple hongrois. Même si les missions court terme pour observer le jour J ne permettent pas de voir les fraudes ou problèmes liés à la campagne électorale, elles représentent un moment fort de la diplomatie parlementaire et une expérience démocratique essentielle. Par ailleurs, la participation aux missions long terme, sur deux ou trois mois, n’est pas envisageable pour les parlementaires.

Bertrand Bouyx, président de la délégation, Sophia Chikirou, Marie‑Christine Dalloz, Louise Morel et Liliana Tanguy et Christophe Chaillou, Emmanuel Fernandes et Claude Kern ont participé à cet échange.

B. intervention en seance pleniere

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères s’est adressé à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en séance plénière le 20 avril. Il a souligné le fait que « Chaque jour, la force gagne du terrain sur le droit ». Le ministre a dénoncé le recul démocratique en Europe et au-delà : élections contestées, libertés publiques bafouées ou droits des femmes remis en cause. Il a mis en avant le courage des Polonais, des Hongrois, des Slovaques et des Moldaves face aux pressions. Il a regretté l’adoption par la Knesset, en Israël, d’une loi étendant la peine capitale, rappelant que « ni la paix ni la sécurité ne peuvent être bâties sur les discriminations et l’injustice ».

Le retour de la guerre sur le continent doit pousser l’Europe à se réarmer non seulement militairement mais d’opérer un « réarmement démocratique ». Pour cela la Convention européenne des droits de l’Homme et le Conseil de l’Europe doivent jouer leur rôle de « ciment de l’unité européenne ». Il a évoqué l’impact de la jurisprudence de la Cour de Strasbourg sur le droit français et a fortement insisté sur le soutien de la France : « la France réaffirme son soutien absolu à l’indépendance et à l’autonomie de la Cour ». Il a également rappelé que « La France soutient la mise en place du Tribunal spécial pour juger le crime d’agression contre l’Ukraine, complémentaire à la Cour pénale internationale, »

La place de l’APCE dans ce réarmement démocratique est essentielle car elle est la « conscience démocratique de l’Europe » et la « voix de ses citoyens ».

Rendant hommage au soutien du Conseil de l’Europe à l’Ukraine et à la création dès 2023 d’un registre des dommages, il a conclu en soulignant que « Il n’y a pas de paix sans la justice. Et il n’y a pas de justice sans la vérité ».

L’allocution de Jean-Noël Barrot a été suivie d’une session de questions et réponses.

Gabrielle Cathala, intervenant en tant que porte-parole du groupe GUE, dénonçant les atteintes aux droits de l’Homme, la colonisation de la Cisjordanie et l’adoption récente de la loi sur la peine de mort en Israël, a interrogé le ministre sur le soutien de la France à la suspension de l’accord d’association avec Israël et du statut d’observateur de la Knesset à l’APCE.

Le ministre a rappelé qu’en septembre dernier, la Commission avait proposé la suspension du volet commercial de cet accord d'association. Depuis, à Gaza, un cessez-le-feu a été trouvé, mais il reste fragile et l’installation de colonies en Cisjordanie s’est accélérée. Cependant la suspension de cet accord suppose une décision à la majorité qualifiée des États membres de l’Union européenne. Pour éviter la suspension de cet accord, le gouvernement israélien doit changer de politique vis-à-vis de la Palestine, garantir le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, conformément à ses obligations au terme de l'accord. Sur la loi sur la peine de mort, il a rappelé que ce rétablissement trahissait l'éthique d'Israël humaniste et universaliste.

Bertrand Bouyx a interrogé le ministre sur la situation au Liban et le rôle que compte jouer la France.

Rappelant que « dès le lendemain du jour tragique où le Hezbollah entraînait une nouvelle fois le Liban dans une guerre qu'il n'avait pas choisie, la France s'est tenue aux côtés du peuple libanais en dépêchant sur place des dizaines de tonnes d'aide humanitaire », le ministre a souligné que la France et l’Union européenne ont tout fait pour favoriser un dialogue de haut niveau entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais. Du fait de sa connaissance approfondie de l'histoire et des dynamiques en jeu au Liban, la France sera associée de près à ces discussions.

1. Prix du Musée du Conseil de l’Europe 2026

Au cours d'une cérémonie spéciale qui s'est tenue le 20 avril 2026, le Prix du Musée 2026 du Conseil de l’Europe a été remis au Young Victoria & Albert Museum, une succursale du Victoria and Albert Museum, le Musée national des arts appliqués du Royaume-Uni. Le Prix a été annoncé en décembre dernier par la Commission de la culture de l'APCE.

Lors de la remise du Prix, la Présidente de l’APCE, Petra Bayr, a déclaré que le Young V&A était incontestablement un musée exceptionnel qui « incarnait un modèle inspirant de muséologie centrée sur l’enfant, fondée sur la recherche et engagée ». En proposant des expériences qui aident les enfants et les jeunes à aborder l’avenir avec confiance et créativité, il véhicule « un message fort d’espoir pour l’avenir », a-t-elle ajouté.

La directrice du musée, Helen Charman, a exprimé ses remerciements en ajoutant que l’attribution de ce prix « met en avant le rôle du musée pour enfants à une époque de populisme croissant où la démocratie est remise en cause à presque chaque tournant ».

2. Prix de l’Europe 2026

Le Prix de l'Europe 2026 a été décerné par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à la ville de Reggio Emilia en Italie. Ce Prix consacre chaque année la ville la plus active dans la promotion de l'idéal européen.

Reggio Emilia est une ville de 171 000 habitants située dans le nord de l’Italie. Son réseau de jumelages comprend 12 villes et sept accords internationaux.

En 2025, la ville a participé à plus de 47 projets européens et plus de 2 000 de ses étudiants ont participé à des formations européennes, à des expériences Erasmus+ et à des activités de mobilité.

La ville fait preuve d'une solidarité remarquable ; elle a notamment accueilli plus de 4 000 réfugiés ukrainiens, participé à la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine et facilité les échanges de jeunes entre ses écoles et celles de Melitopol.

Enfin, la ville est également membre d’Eurotowns, membre fondatrice du Programme des villes interculturelles du Conseil de l’Europe, et partenaire active du réseau POLIS, du Réseau des villes contre la peine de mort et de Cities in Placemaking.

Créé en 1955 par l'APCE, le Prix de l'Europe est la plus haute distinction décernée à une ville européenne pour ses actions dans le domaine européen. Le Prix comprend un trophée, une médaille, un diplôme et une bourse à consacrer à une visite d'étude dans les institutions européennes pour les jeunes de la ville lauréate.

Cinq autres villes – Augsburg et Münster en Allemagne, Ostrów Wielkopolski en Pologne, Mollet del Vallès en Espagne et Vinnytsia en Ukraine – ont été présélectionnées pour le Prix, et la commission a salué leurs candidatures.

En outre, la commission a décerné quatre Plaquettes d'honneur, six Drapeaux d'honneur et douze Diplômes européens, qui font également partie du Prix de l'Europe.

B. Le rapport d’activité du Bureau et de la Commission permanente et Le rapport sur l’OBSERVATION DES ÉLECTIONS À L’ASSEMBLÉ DU KOSOVO (28 decembre 2025)

À l’occasion de la première séance de cette session de printemps, le lundi 20 avril 2026, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a examiné le rapport d’activité du Bureau et de la Commission permanente présenté par Pablo Hispan (Espagne, PPE) passant en revue les travaux et les décisions des organes subsidiaires de l’Assemblée depuis la dernière partie de session.

L’APCE a également examiné au cours de cette même séance le rapport de Yunus Emre (Turquie, SOC) sur la mission d’observation des élections anticipées à l’Assemblée du Kosovo qui se sont tenues le 28 décembre 2025. La délégation a noté un processus techniquement bien préparé malgré des délais serrés et l’absence de plaintes officielles. Ainsi qu’une certaine amélioration des modalités de vote à l’étranger.

Cependant, la période préélectorale a été entachée de plusieurs problèmes majeurs quant à l’impartialité des autorités électorales – notamment sur les droits des minorités – des lacunes dans le contrôle du financement des campagnes électorales, et des préoccupations concernant l’indépendance des médias et la sécurité des journalistes.

Le problème le plus grave a été « la manipulation à grande échelle des votes préférentiels lors du dépouillement ». Malgré un recomptage de tous les votes préférentiels et des enquêtes pénales approfondies, ces irrégularités « sapent la crédibilité de l’administration électorale et érodent la confiance du public dans le processus électoral », souligne le rapport. L’Assemblée a appelé les autorités kosovares à mener toutes les actions nécessaires à un rétablissement de la confiance dans le processus électoral.

Mme Sophia Chikirou est intervenue dans le débat sur le rapport d’activité.

1. La communication de M. Mihail Popsoi, vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères de la Moldavie, Président du Comité des Ministres et président du Comité des Ministres

M. Mihail Popsoi, vice-Premier ministre de la Moldavie, a présenté devant l’Assemblée les priorités de la présidence moldave du Comité des Ministres, réaffirmer le soutien à l’Ukraine, en avançant sur la création du Tribunal spécial pour le crime d’agression. Lors de la prochaine session du Comité des Ministres à Chisinau, le 15 mai. Il a également salué le Nouveau Pacte Démocratique pour l'Europe, qu’il a qualifié de « réponse collective visant à renforcer les fondements de la démocratie, à la rendre plus résiliente, et à veiller à ce qu’elle garde tout son sens pour nos citoyens et citoyennes ».

Porte-parole du groupe ADLE, Bertrand Bouyx a interrogé le ministre sur la position de la Présidente moldave, favorable à un rattachement de la Moldavie à la Roumanie. Le ministre a souligné que le mouvement pour l'unification avec la Roumanie faisait partie intégrante du discours politique moldave et ce, depuis l'indépendance. Depuis plus de 30 ans maintenant, c'est un élément constant des débats politiques et des élections en Moldavie. Cependant il a précisé que ce n’était pas « une question imminente dans l'agenda politique d'aujourd'hui ».

2. La séance de questions de M. Alain Berset, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe

Au cours de la séance du mardi 21 avril 2026, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Alain Berset, a répondu aux questions des membres de l'Assemblée parlementaire. Lors de son discours, il a souligné la dynamique positive en faveur d’une démocratie vivante, notamment au cours des élections en Hongrie. Il a exhorté les États membres à ne pas oublier l’Ukraine au milieu des crises qui secouent d’autres régions. Il a rappelé avec force son soutien à la Cour européenne des Droits de l’Homme « L'indépendance de la Cour doit être intangible. C'est la raison pour laquelle nous devons agir. Un tiers des États membres de l’Union européenne remettent en cause l'indépendance de la Cour. Il s'agit d'une situation grave. Nous ne pouvions pas faire comme si de rien n'était. Mon objectif était de ramener ce débat à Strasbourg et de le canaliser au niveau politique, là où il doit être traité, et de ne pas accepter que des pressions soient exercées sur la Cour. »

Bertrand Bouyx a interrogé le Secrétaire Général sur la nature du Conseil de l’Europe et ses évolutions nécessaires pour qu’il puisse s’adapter et continuer à mener à bien ses actions. M. Alain Berset a rappelé que les valeurs portées par le Conseil de l’Europe étaient fondamentales et qu’il était impossible de défendre dans le long terme les droits humains « sans considérer que ces droits humains doivent être défendus dans un contexte qui inclut les questions de sécurité, de sécurité démocratique, de solidité des institutions, d'accès à l'énergie, de sécurité énergétique et tous ces éléments-là ».

3. Le discours de M. Denis Becirovic, Président du collège présidentiel de Bosnie-Herzégovine

S'adressant à l'Assemblée parlementaire le 22 avril 2026, le Président du collège présidentiel de la Bosnie-Herzégovine, Denis Bećirović, a salué la coopération de son pays avec le Conseil de l’Europe. Il a néanmoins regretté la persistance des tensions politiques et des tentatives visant à saper l’ordre constitutionnel de la Bosnie-Herzégovine, insistant sur l’importance de préserver la paix, la stabilité et les institutions de l’État. Il a présenté les grandes priorités de la Bosnie-Herzégovine, parmi lesquelles l’accélération de l’adhésion du pays aux institutions euro-atlantiques et l’alignement complet sur les normes européennes en tenant compte notamment des avis de la Commission de Venise.

Au nom du groupe ADLE, Liliana Tanguy a interrogé le Président sur les défis à relever pour la Bosnie-Herzégovine à la veille des élections législatives et sur les mesures que compte prendre le pays pour répondre à l’Union européenne qui vient de réduire des fonds du Plan de croissance destinés à la Bosnie-Herzégovine. Le président a rappelé l’attachement très important (80 %) de la population à l’adhésion rapide à l’Union européenne et l’importance des élections de l’automne pour l’avenir européen de son pays. Il a insisté sur le rôle des dirigeants de l'entité de la Republika Srpska, opposés à la paix de Dayton comme à l’Union européenne.

Bertrand Bouyx a interrogé le Président sur l’aide que pourraient apporter les pays du Conseil de l’Europe pour que les Bosniens dépassent leurs divisions et intègrent la famille européenne. Le Président a insisté sur l’importance des initiatives en faveur de la stabilité de la région et du soutien aux priorités de la politique étrangère de la Bosnie.

4. La présentation du rapport annuel d’activité du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Michael O’Flaherty

Présentant son rapport annuel le 22 avril 2026, le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l’Europe, Michael O'Flaherty, a averti que l’Europe, ainsi que le reste du monde, traversent un profond « changement d’ère qui menace les fondements mêmes du droit et de la pratique des droits humains ». Le Commissaire a encouragé les autorités nationales à être « plus fermes dans leur défense des droits humains ».

Il a souligné l’impact de l’intelligence artificielle, et a noté une perte généralisée de confiance entre les citoyens et l’État, ainsi qu’entre les générations.

Il a exprimé sa vive inquiétude face à l’ampleur des violations des droits humains et le désaveu des normes en matière de droits humains au centre même de l’échiquier politique.

Sur la guerre en Ukraine, il a réaffirmé la nécessité de passer d’une approche transactionnelle à une approche centrée sur les personnes : « une paix sans justice, sans responsabilité et qui ne place pas les personnes ordinaires au premier plan – y compris les prisonniers de guerre, les personnes déplacées et la société civile – ne tiendra pas. Nous ne devons pas oublier qu’il s’agit d’une guerre menée à la fois contre le peuple ukrainien et contre nous tous, contre l’Europe et nos valeurs »,

Enfin, le Commissaire a appelé à défendre les droits des 12 millions de Roms et de Gens du voyage qui sont la plus grande minorité d’Europe

Malgré ces défis, le Commissaire O’Flaherty a conclu sur un message d’espoir fondé sur l’action. « Nous disposons de la boîte à outils pour survivre. Le défi consiste à l’utiliser correctement »

L’allocution de Michael O’Flaherty a été suivie d’une session de questions et réponses.

Au nom du groupe GUE, Emmanuel Fernandès a interrogé le Commissaire sur le projet d’adaptation des droits humains au défi migratoire qui remettrait en cause les droits des personnes étrangères, et son rôle lors du sommet du Comité des Ministres pour lutter contre le démantèlement de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Michael O’Flaherty a rappelé avec force qu’on ne pouvait façonner le droit des droits humains pour l'adapter aux objectifs politiques mais qu’il fallait adapter ces objectifs politiques pour qu'ils soient conformes aux droits humains. En sa qualité de Commissaire des Droits de l’Homme, il a assuré qu’il serait vigilant à ce que « le récit selon lequel le fait de traiter les migrants dans le plein respect de leurs droits humains porterait atteinte à la sécurité de nos frontières, à la sécurité de nos pays », ne s’impose pas, ce qui serait inacceptable.

1. Rencontre avec des membres des Forces démocratiques russes

Une délégation d’opposants russes conduite par les anciens prisonniers politiques Vladimir Kara-Mourza et Oleg Orlov, Prix Nobel de la Paix avec Mémorial, a été reçue le 22 avril dans les locaux de la délégation. Les opposants russes se sont réjouis de la création d’une Plateforme de dialogue avec les forces démocratiques russes et biélorusses à l’APCE et ont dressé un panorama de la situation politique et sociale interne – aujourd’hui plus de 2 000 prisonniers politiques sont enfermés en Russie contre 800 au milieu des années 1980 dans l’ensemble de l’ex-URSS. À cela s’ajoutent plus de 7 000 civils ukrainiens ainsi que les prisonniers de guerre qui sont la seule catégorie qui fait l’objet de négociations et de libérations programmées dans le cadre des échanges de prisonniers. M. Kara‑Mourza a mis en garde contre un cessez-le-feu en Ukraine qui n’inclurait pas une libération des otages civils ukrainiens (y compris les enfants déportés) et des prisonniers politiques russes, l’opposition à la guerre en Ukraine, considérée comme une trahison voire du terrorisme étant désormais le motif principal des arrestations. Il a insisté sur l’urgence d’agir, plus de 15 prisonniers étant morts en prison en 2025 et déjà 5 en avril 2026.

Oleg Orlov a remercié la France pour son soutien aux membres de Mémorial déclarée organisation extrémiste en Russie et l’accueil des réfugiés politiques, mais a regretté que la libération de Laurent Vinatier n’ait pas été l’occasion de demander la libération également d’un prisonnier politique. Il a expliqué le rôle de Mémorial dans la recherche des otages civils ukrainiens dont le statut juridique est flou. Il a aussi proposé une initiative pour faire parrainer des prisonniers politiques par des parlementaires de l’APCE.

Répondant à une question de M. Bouyx sur les déserteurs, Nathalie Arno, président de Free foundation Russia, a expliqué que la France est le seul pays européen à donner des visas humanitaires à ces déserteurs, considérant que déserter est un acte d’activisme. Elle a évoqué le sort des déserteurs réfugiés au Kazakhstan qui risquent l’extradition. De nombreux déserteurs se trouvent en Arménie. Elle a insisté sur le rôle de la société civile russe pour les recherches des otages ou des enfants ukrainiens, la Croix rouge étant inactive.

Vladimir Milov, expert en économie, a expliqué que le blocage du Détroit d’Ormuz n’avait pas pour l’instant de conséquences sur l’économie de guerre poutinienne. La vente de pétrole et de gaz rapportant 2 à 3 milliards de dollars par an, il faudrait 20 mois de blocage pour que l’ensemble du déficit russe soit comblé. La croissance est désormais négative et l’inflation augmente. Désormais il y a un mécontentement de la société mais également des oligarques qui soutenaient Poutine. En effet, l’effort de guerre combiné à la crise démographique déjà existante entraîne un manque important de main-d’œuvre dans certains secteurs industriels ou du bâtiment.

Liubov Sobol a insisté sur le faux que l’opinion publique serait à plus des deux tiers en faveur de l’arrêt de la guerre. La répression violente de toute manifestation en faveur de la paix, même symbolique, les risques et les peines de prison encourus et le blocage d’internet depuis avril sont autant de freins à la communication sur cette opposition réelle.

M. Kara-Mourza a rappelé que les élections législatives russes d’automne 2026 pourraient, comme cela avait été le cas à l’initiative d’Aleksei Navalny à l’époque, l’occasion d’une manifestation symbolique. M. Navalny avait appelé les Russes à se rendre aux bureaux de vote à une certaine heure en signe de protestation.

2. Une rencontre avec la délégation canadienne

Le 23 avril 2026, la délégation canadienne a été reçue dans les bureaux de la délégation. Elle a fait part de son intérêt pour les débats sur la Convention d’Istanbul sur les violences faites aux femmes, une adhésion du Canada étant envisagée.

La question de l’Arctique a été évoquée, Bertrand Bouyx informant la délégation qu’il préparait un rapport sur les enjeux de l’Arctique dans lequel il évoquerait les sujets liés aux revendications des Etats-Unis mais également l’ingérence de la Chine. La délégation canadienne a fait part de son intérêt pour diversifier ses partenariats notamment avec l’Union européenne avec laquelle elle partage une frontière commune. Le Canada pourrait ainsi fournir l’Europe en matières premières.

Sur la situation au Moyen-Orient et les conséquences sur le prix du carburant, le Canada a pris des mesures temporaires de réduction des taxes.

Les questions de défense ont également été abordées avec en point de mire la recherche d’une autonomie stratégique du Canada. L’augmentation du budget de Défense a été importante avec des investissements dans le Nord arctique. Le Canada fort d’une expertise dans la construction navale, est en train de construire au Québec un brise-glace géant. Par ailleurs, la délégation canadienne a défendu l’idée de la création d’une Banque de la Défense dans le cadre de l’OTAN.

1. Débat sur les violences et discours de haine contre les responsables politiques : une menace pour la démocratie

Cette séance était présidée par Bertrand Bouyx, vice-président de l’Assemblée parlementaire.

Lors de sa séance du 21 avril 2026, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a alerté sur la montée des violences et des discours de haine visant les responsables politiques qui représentent une menace directe pour le pluralisme et la vie démocratique.

L’Assemblée, adoptant une résolution sur la base du rapport d'Elisabetta Gardini (Italie, CEPA), a souligné que ces attaques - qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, en ligne ou hors ligne - pouvaient avoir « un effet dissuasif sur la participation démocratique à la vie politique ».

Les parlementaires ont relevé que ces violences pouvaient contraindre les responsables politiques à « modifier leur comportement, à limiter leur participation à des événements publics ou à réduire leurs contacts avec la population », affaiblissant la représentativité et la qualité des processus démocratiques.

L’Assemblée a déclaré que, dans le cadre du Nouveau Pacte démocratique pour l’Europe, le Conseil de l’Europe pouvait jouer un rôle de premier plan pour lutter contre ce phénomène à tous les niveaux.

En outre, l’Assemblée a appelé les États à adopter « une législation solide » reconnaissant les différentes formes de violence contre les responsables politiques comme des infractions pénales spécifiques, et à doter les forces de l’ordre et le pouvoir judiciaire des ressources nécessaires.

L’Assemblée a invité les parlements nationaux et les partis politiques à adopter des codes de conduite clairs, afin de renforcer une culture de respect et de responsabilité au cœur de la vie démocratique.

Les parlementaires français Claude Kern, Emmanuel Fernandes, Gabrielle Cathala, Louise Morel et Christophe Chaillou ont participé à ce débat.

2. Débat sur la lutte contre la discrimination fondée sur la religion et protection de la liberté de religion ou de conviction en Europe

Face à la montée des actes d’exclusion et d’intolérance religieuses en Europe, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a rappelé, lors de la séance du 21 avril 2026, que la liberté de religion ou de conviction – qui inclut le droit de ne pas avoir de croyance ou d’appartenance religieuse – « était non seulement un droit fondamental, mais aussi un élément essentiel de tout système démocratique ».

Sur la base du rapport de Francesco Verducci (Italie, SOC), elle a appelé les États membres à garantir que les communautés religieuses et leurs membres puissent exercer leur droit à la liberté de religion « sans entrave ni discrimination, conformément à l’article 9 de la Convention ».

L’Assemblée a insisté sur la nécessité de lutter contre les amalgames associant certaines religions à des menaces pour les sociétés européennes, rappelant que nul ne peut être tenu responsable d’actes commis au nom d’une religion. Elle a recommandé de renforcer les politiques de prévention. Elle a appelé également à un dialogue accru avec les communautés religieuses et la société civile, ainsi qu’à une responsabilité accrue des responsables politiques, invités à éviter tout discours stigmatisant ou instrumentalisation de la religion.

Emmanuel Fernandès est intervenu au nom du groupe GUE.

1. Débat conjoint sur la Convention d’Istanbul et améliorer sa mise en œuvre : mettre à profit l’expérience acquise et débat sur tracer la voie pour une culture du consentement

Lors du débat du 22 avril 2026 consacré à la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul et à la promotion d’une culture du consentement, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a appelé à un engagement renouvelé des États dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ouvrant les discussions, la ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, a appelé à un renforcement des voix internationales pour défendre l’égalité et la dignité humaine face à une recrudescence mondiale des violences. Elle a également mis en avant la loi espagnole promulguée en 2023, « seul oui signifie oui », qui place le consentement au cœur des relations sexuelles, tout en appelant à renforcer les mesures pour garantir une pleine prise en compte de la parole des victimes, notamment devant les tribunaux.

Dans la résolution adoptée sur la base d’un rapport de Zita Gurmai (Hongrie, SOC), l’APCE a souligné que, près de douze ans après l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul, les violences à l’égard des femmes restent massives et largement sous-déclarées, en raison notamment de la stigmatisation et de l’insuffisance des moyens alloués. Elle a appelé les sept États membres du Conseil de l’Europe qui n'ont pas encore ratifié la Convention à le faire sans délai, et a regretté le retrait de la Turquie en 2021.

L’APCE a également demandé aux États membres « d’élaborer une définition juridique complète du consentement en matière de violence sexuelle, telle que définie dans la Convention d’Istanbul », en soulignant l’importance de l’autonomie, de l’accord mutuel et de l’absence de contrainte.

Par ailleurs, l’Assemblée parlementaire a insisté sur la nécessité pour les États d’adopter l’approche « seul oui signifie oui » dans leur législation, et veiller à ce que l’auteur des violences assume la charge de la preuve. Elle les a finalement invités à proscrire la notion de devoir conjugal – reconnaissant ainsi le crime de viol conjugal.

Louise Morel, Bertrand Bouyx et Gabrielle Cathala ont participé au débat.

2. Débat selon la procédure d’urgence : demande d’avis sur le projet de protocole additionnel à la convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment du dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme

L'APCE a recommandé l'adoption rapide d'un projet de protocole additionnel à la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme, soulignant qu'il « élargissait considérablement » les outils permettant de retracer les produits du crime au-delà des frontières et d'indemniser les victimes.

Ce protocole permettra aux États de confisquer plus facilement les biens ou avoirs présumés d’origine illicite, qu’il y ait eu ou non condamnation pénale, tout en introduisant des garanties solides contre les abus.

Une fois adopté, ce projet « constituera la mise à jour la plus importante du cadre du Conseil de l’Europe en matière de recouvrement d’avoirs, renforçant encore le rôle de premier plan de l’Organisation dans la lutte contre la criminalité organisée ».

C. debat sur l’abolition universelle de la peine de mort EN toutes circonstances

En introduction au débat sur le projet de résolution, l’Assemblée parlementaire a écouté avec émotion le témoignage fort d’Antoinette Chahine, militante pour l’abolition de la peine de mort, qui a passé cinq ans dans le couloir de la mort au Liban après avoir été torturée pour qu’elle signe de faux aveux. Barbara Lochbihler, Commissaire à la Commission internationale contre la peine de mort, a pour sa part souligné le paradoxe suivant : alors qu’un nombre croissant de pays soutient l’abolition, le nombre d’exécutions individuelles est en hausse.

L’adoption par la Knesset d’une loi étendant la peine de mort en Israël de manière discriminatoire a été condamnée par l’Assemblée qui a exhorté Israël à l'abroger ou à l'invalider, et à s'abstenir de la mettre en œuvre. La compatibilité de l’action d’Israël ([1]) avec les exigences liées au statut d’observateur de la Knesset auprès de l’Assemblée devrait donc faire l’objet d’un examen attentif dans l’attente de la décision de la Cour suprême. Un rapport distinct sur la suspension du statut d’observateur est actuellement examiné par la Commission des affaires politiques de l’Assemblée.

En adoptant la résolution, basée sur le rapport de Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), l'Assemblée a réaffirmé la position du Conseil de l’Europe contre la peine capitale en toutes circonstances et en tous lieux, soulignant que toute réintroduction de la peine de mort par un État membre du Conseil de l’Europe serait incompatible avec son adhésion.

L’Assemblée a encouragé les parlements de Jordanie et de Palestine, qui ont le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l’APCE, à œuvrer en faveur de l’abolition de la peine de mort dans la législation, compte tenu de l’absence d’exécutions dans ces deux pays depuis plusieurs années, et a salué les « mesures positives » prises récemment par le Maroc, dont le parlement bénéficie également de ce statut.

Elle a d’ailleurs appelé le Belarus, actuellement le seul pays d’Europe à appliquer la peine capitale, ainsi que le Japon et les Etats-Unis, États observateurs, à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer les peines et à mettre fin aux méthodes d’exécution cruelles.

Lors du débat, de nombreux intervenants ont rendu hommage à l’action de Robert Badinter en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Le Conseil de l’Europe et l’Assemblée contribueront au prochain Congrès mondial contre la peine de mort organisé à l’initiative de la France qui se tiendra à Paris en juin 2026.

Gabrielle Cathala au nom du groupe GUE et Christophe Chaillou ont participé au débat.

1. Débat sur la responsabilité et justice : appel à redoubler d'efforts pour mettre en place le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine

Frank Schwabe (Allemagne, SOC) en ouvrant le débat d’actualité a rappelé l'ampleur des destructions en Ukraine : les autorités ukrainiennes ont enregistré plus de 215 000 incidents de crimes de guerre et les dommages totaux sont estimés à plus de 580 milliards d'euros.

Il a souligné les progrès accomplis concernant le mécanisme d’indemnisation et grâce à des leviers tels que la Cour européenne des droits de l’homme. La Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine a été adoptée et ouverte à la signature. Elle bénéficie d'un fort soutien, 35 États et l’Union européenne ayant signé le traité. Elle doit maintenant être ratifiée. De même le registre des dommages est pleinement actif et plus de 130 000 demandes d'indemnisation ont été soumises. Le Registre des dommages sera, à l'avenir, absorbé par la Commission des réclamations.

L'Assemblée a été la première instance internationale à proposer la création d'un tribunal spécial chargé de poursuivre et de punir les dirigeants politiques et militaires russes responsables du crime d'agression, y compris le président Poutine. Un accord a été signé en juin 2025 entre l’Ukraine et le Conseil de l’Europe.

« L’établissement formel de l’accord partiel élargi du Conseil de l’Europe pour le Tribunal spécial fait toujours défaut », a-t-il déclaré, encourageant les États à y adhérer et à en assurer la viabilité financière. 19 États membres ont notifié leur intention de rejoindre l'APE, dont l'Allemagne, la France et le Royaume-

La mise en place de ce tribunal sera à l’ordre du jour du sommet de Chisinau le 15 mai.

2. Débat sur La nécessité de respecter le droit international, la paix et la stabilité au Moyen-Orient élargi

Rappelant que « Tout le Moyen-Orient – de la Méditerranée au golfe Persique – est en proie à des troubles, avec des conséquences catastrophiques. La leçon que nous devons en tirer est que, sans stratégie politique, il n’y a pas de solution », Piero Fassino (Italie, SOC) a insisté sur la nécessité de stopper les agressions sur la scène internationale. Il a rappelé l’historique des agressions du Hamas, du Hezbollah, en particulier les massacres du 7 octobre, et la réaction d’Israël « qu'une grande partie de la communauté internationale a jugée disproportionnée et contraire aux droits de l'homme ». Des milliers de civils, en Israël, à Gaza comme au Liban sont victimes de ce chaos.

Il a condamné la décision unilatérale, en violation ouverte du droit international, du président Donald Trump et du Premier ministre M. Benyamin Netanyahou de frapper l'Iran, déjà touché par des bombardements en juin 2025.

Il a mis en garde contre l’escalade des évènements au Moyen-Orient avec notamment le blocage du détroit d’Ormuz ou au Proche Orient avec l’adoption de la loi israélienne étendant la peine de mort pour les Palestiniens accusés de terrorisme. Il a condamné avec force la répression violente et les exécutions en Iran.

« Les outils de résolution des conflits sont le dialogue, la négociation et le respect des droits de chaque État, de chaque communauté, de chaque personne. C'est le seul moyen d'apporter la paix et la stabilité au Moyen-Orient » a-t-il conclu.

Bertrand Bouyx au nom du groupe ADLE et Emmanuel Fernandes sont intervenus dans le débat.

A. DÉBAT SUR la procedure d’election des juges a la cour europeenne des droits de l’homme

L'APCE a introduit une série d'améliorations dans la manière dont elle élit les juges à la Cour européenne des droits de l'homme afin de garantir un processus de nomination et d'élection équitable, transparent et efficace.

En adoptant une résolution sur la base d’un rapport de Petra Bayr (Autriche, SOC), présenté par Agnès Prammer (Autriche, SOC), l'Assemblée a déclaré : « À l'heure où le système de la Convention est confronté à des défis sans précédent, il est plus important que jamais de renforcer l'autorité de la Cour européenne des droits de l'homme, en veillant à ce que tous ses juges possèdent le plus haut niveau de compétence, d'indépendance et d'impartialité, et à ce que la procédure d'élection de ces derniers soit équitable, transparente et efficace ».

Les parlementaires ont également proposé un amendement à la Convention européenne des droits de l’homme pour limiter la prolongation du mandat des juges en exercice à un an au maximum après leur mandat de neuf ans.

M. Emmanuel Fernandes est intervenu au nom du groupe GUE.

B. DÉBAT SUR retracer l’origine des produits du crime denonce par Sergueï Magnitski et demander des comptes aux auteurs

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a appelé à ce que tous les responsables de la mort de Sergueï Magnitski, ainsi que les bénéficiaires de la fraude qu’il avait révélée, rendent des comptes. Ce conseiller fiscal russe avait dénoncé un détournement de 230 millions de dollars impliquant des responsables publics, avant d’être arrêté, maltraité et de mourir en détention en 2009. La Cour européenne des droits de l’homme a reconnu en 2019 de multiples violations de ses droits fondamentaux.

Sur la base du rapport de Lesia Vasylenko (Ukraine, ADLE), l’Assemblée a déploré l’absence totale de poursuites en Russie, ainsi que la condamnation posthume de Magnitski. Elle a salué certaines condamnations intervenues dans plusieurs pays, dont la France.

Toutefois, l’APCE a critiqué l’inefficacité de nombreuses procédures nationales et a exprimé des préoccupations concernant la gestion de l’affaire en Suisse. Elle a appelé les États à renforcer les mécanismes de confiscation des avoirs, y compris sans condamnation préalable, et à adopter des sanctions ciblées contre les auteurs de violations graves des droits humains.

C. DÉBAT selon les lignes directrices europeennes pour combattre le dumping social et l’exploitation par le travail

Le dumping social et l’exploitation par le travail, pouvant aller jusqu’au travail forcé et à la traite des êtres humains, constituent « une grave violation de la dignité humaine et des droits fondamentaux ».

Sur la base d’un rapport de Valérie Piller Carrard (Suisse, SOC), l’Assemblée a alerté sur l’émergence d’un marché du travail à deux vitesses, entraînée par l’intégration économique croissante, où les travailleurs les plus vulnérables subissent des conditions indignes et une protection insuffisante.

L’APCE a recommandé de renforcer les systèmes nationaux et de rechercher un meilleur équilibre entre « les intérêts économiques et les droits socio-économiques ».

Elle a invité également les États à adapter leur législation afin de la mettre en conformité avec les engagements internationaux du pays.

Emmanuel Fernandes est intervenu dans le débat.

D. DÉBAT sur la protection du droit d’auteur dans l’environnement de l’intelligence artificielle

En approuvant une résolution sur la base d’un rapport de Mogens Jensen (Danemark, SOC), l’Assemblée a déclaré que les lois actuelles sur le droit d’auteur en Europe n'étaient « ni claires ni adaptées à leur objectif » en ce qui concerne l’entraînement des systèmes d’IA, soulignant qu’un tel environnement juridique favorisait les intérêts des grandes entreprises technologiques tandis que ceux des créateurs étaient marginalisés.

Elle a recommandé ainsi de trouver un juste équilibre entre innovation et protection des droits, notamment en interdisant la diffusion non autorisée de deepfakes, en imposant un étiquetage clair des contenus générés par l’IA et en protégeant les artistes contre les fausses performances.

L’Assemblée a insisté également sur la nécessité d’une plus grande transparence des données utilisées pour entraîner les systèmes d’IA et d’un dialogue renforcé avec les titulaires de droits.

Annexes

Nom du parlementaire

Chambre

Parlement national

Département d’élection

Groupe politique

Parlement national

Groupe politique APCE

Membres titulaires

M. Olivier BITZ

Sénat

Orne

Union Centriste

ADLE

M. Bertrand BOUYX

Assemblée nationale

Calvados

Horizons et apparentés

ADLE

M. Alain CADEC

Sénat

Côtes-d’Armor

Les Républicains

PPE/DC

Mme Sophia CHIKIROU

Assemblée nationale

Paris

La France insoumise

GUE

Mme Marie-Christine DALLOZ

Assemblée nationale

Jura

Les Républicains

PPE/DC

M. Emmanuel FERNANDES

Assemblée nationale

Bas-Rhin

La France insoumise

GUE

Mme Michelle GRÉAUME

Sénat

Nord

Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste – Kanaky

GUE

Mme Sylvie JOSSERAND

Assemblée nationale

Gard

Rassemblement national

CEPA

Mme Marietta KARAMANLI

Assemblée nationale

Sarthe

Socialistes et apparentés

SOC

M. Claude KERN

Sénat

Bas-Rhin

Union Centriste

ADLE

M. Matthieu MARCHIO

Assemblée nationale

Nord

Rassemblement National

CEPA

M. Didier MARIE

Sénat

Seine-Maritime

Socialiste, Écologiste et Républicain

SOC

M. Stéphane MAZARS

Assemblée nationale

Aveyron

Ensemble pour la République

ADLE

M. Pierre MEURIN

Assemblée nationale

Gard

Rassemblement National

CEPA

M. Alain MILON

Sénat

Vaucluse

Les Républicains

PPE/DC

Mme Louise MOREL

Assemblée nationale

Bas-Rhin

Les Démocrates

ADLE

Mme Sandra REGOL

Assemblée nationale

Bas-Rhin

Écologiste et Social

SOC

Mme Liliana TANGUY

Assemblée nationale

Finistère

Ensemble pour la République

ADLE

Nom du parlementaire

Chambre

Parlement national

Département d’élection

Groupe politique

Parlement national

Groupe politique APCE

Membres suppléants

M. François BONNEAU

Sénat

Charente

Union Centriste

ADLE

M. Ian BOUCARD

Assemblée nationale

Territoire de Belfort

Droite Républicaine

PPE/DC

Mme Manon BOUQUIN

Assemblée nationale

Hérault

Rassemblement national

CEPA

Mme Gabrielle CATHALA

Assemblée nationale

Val-d’Oise

La France insoumise

GUE

M. Christophe CHAILLOU

Sénat

Loiret

Socialiste, Écologiste et Républicain

SOC

M. Bruno CLAVET

Assemblée nationale

Pas-de-Calais

Rassemblement National

CEPA

M. François CORMIER-BOULIGEON

Assemblée nationale

Cher

Ensemble pour la République

ADLE

M. Alexandre DUFOSSET

Assemblée nationale

Nord

Rassemblement Nationale

CEPA

Mme Nicole DURANTON

Sénat

Eure

Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants

ADLE

Mme Sylvie GOY-CHAVENT

Sénat

Ain

Les Républicains

PPE/DC

M. Christian KLINGER

Sénat

Haut-Rhin

Les Républicains

PPE/DC

M. Jean LAUSSUCQ

Assemblée nationale

Paris

Ensemble pour la République

ADLE

Mme Maud PETIT

Assemblée nationale

Val-de-Marne

Démocrate (MoDem et Indépendants)

ADLE

Mme Isabelle RAUCH

Assemblée nationale

Moselle

Horizons et apparentés

ADLE

Mme Sabrina SEBAIHI

Assemblée nationale

Hauts-de-Seine

Écologiste et Social

SOC

Mme Silvana SILVANI

Sénat

Meurthe-et-Moselle

Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste – Kanaky

GUE

Mme Anne STAMBACH-TERRENOIR

Assemblée nationale

Haute-Garonne

La France insoumise

GUE

Mme Céline THIÉBAULT-MARTINEZ

Assemblée nationale

Socialistes et apparentés

SOC

Socialistes et apparentés

COMMISSIONS

TITULAIRES

SUPPLÉANTS

Questions politiques et

M. Bertrand BOUYX

Mme Marietta KARAMANLI

démocratie

M. Alain CADEC

M. Didier MARIE

Mme Marie-Christine DALLOZ

Mme Liliana TANGUY

M. Claude KERN

M. Christian KLINGER

Questions juridiques et

Mme Gabrielle CATHALA

Mme Louise MOREL

des droits de l’Homme

M. Christophe CHAILLOU

Mme Michelle GRÉAUME

M. Stéphane MAZARS

Mme Sylvie JOSSERAND

M. Alain MILON

M. Olivier BITZ

Questions sociales, santé et

Mme Sophia CHIKIROU

Mme Sabina SEBAIHI

développement durable

M. Alexandre DUFOSSET

Mme Liliana TANGUY

M. Alain MILON

M. Alain CADEC

Mme Maud PETIT

M. Jean LAUSSUCQ

Migrations, réfugiés et

M. Emmanuel FERNANDES

Mme Sylvie GOY-CHAVENT

personnes déplacées

Mme Michelle GRÉAUME

Mme Nicole DURANTON

M. Matthieu MARCHIO

M. Bruno CLAVET

M. Pierre MEURIN

Mme Manon BOUQUIN

Culture, science, éducation et médias

M. Olivier BITZ

M. François BONNEAU

M. François CORMIER‑BOULIGEON

M. Claude KERN

(4 + 4)

Mme Marietta KARAMANLI

M. Ian BOUCARD

Mme Isabelle RAUCH

Matthieu MARCHIO

Égalité et non-discrimination

M. Didier MARIE

Mme Silvana SILVANI

Mme Sandra REGOL

M. Alexandre DUFOSSET

(4 + 4)

Mme Anne STAMBACH‑TERRENOIR

Mme Sophia CHIKIROU

Mme Céline THIÉBAULT‑MARTINEZ

M. Stéphane MAZARS

Élection des juges à la CEDH

Mme Sylvie JOSSERAND

Mme Marietta KARAMANLI

Règlement, immunités et affaires institutionnelles

Mme Marie-Christine DALLOZ

Respect des obligations et engagements (suivi)

M. Claude KERN

M. Didier MARIE

Mme Liliana TANGUY

Mme Lil

Merci, Monsieur le Président.

Texte et rapporteur(e)

Document(s)

Commission des questions politiques et de la démocratie

Violences et discours de haine contre les responsables politiques : une menace pour la démocratie

Mme Elisabetta GARDINI (Italie, CEPA)

Résolution 2646 (2026)

Commission des questions juridiques et des droits de l’Homme

Vers l'abolition universelle de la peine de mort en toutes circonstances

Gala VERDHOEN (Pays-Bas, SOC)

Résolution 2651 (2026)

Retracer l’origine des produits du crime dénoncé par Sergueï Magnitski et demander des comptes à ses auteurs

Lesia VASYLENKO (Ukraine, ADLE)

Résolution 2652 (2026)

Projet de protocole additionnel à la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme

Constantin EFSTATHIOU ( Chypre, SOC)

Avis 311 (2026)

Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable

Lignes directrices européennes pour combattre le dumping social et l'exploitation par le travail

Valerie PILLER CARRARD (Suisse, SOC)

Recommandation 2307 (2026)

Commission sur la culture, des sciences, l’éducation et des media

La protection du droit d’auteur dans l’environnement de l’intelligence artificielle

Mogen JENSEN (Danemark, SOC)

Résolution 2654 (2026)

Commission de l’égalité et non discrmination

Lutte contre la discrimination fondée sur la religion et protection de la liberté de religion ou de conviction en Europe

Francesco VERDUCCI (Italie, SOC)

Résolution 2647 (2026)

Promouvoir la Convention d’Istanbul et améliorer sa mise en œuvre : mettre à profit l’expérience acquise

Zita GURMAI (Hongrie, SOC)

Résolution 2649 (2026)

Tracer la voie pour une culture du consentement

Zita GURMAI (Hongrie, SOC)

Résolution 2650 (2026)

Commission sur l’élection des juges à la CEDH

Procédure d’élection des juges à la Cour européenne des droits de l’homme

Petra BAYR (Autriche, SOC)

Recommandation 2306 (2026)

Résolution 2648 (2026)

Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable

13 mars 2026

Paris

Rapport :

Rapporteur :

Des lignes directrices européennes pour combattre le dumping social et l'exploitation par le travail

Mme Valérie Piller Carrard, Suisse, SOC

Adoption d'un projet de rapport et adoption d'un projet de résolution et d'un projet de recommandation,

Garantir le droit d’accès à l’eau potable

Mme Sibel Arslan, Suisse, SOC

Audition de M. Pedro Arrojo-Agudo, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement et de M. Abou Amani, Directeur de la Division des Sciences de l’eau et Secrétaire du Programme hydrologique international

Assurer une sécurité alimentaire durable en temps de crise : renforcer la résilience et l’accès à la nourriture

Mme Larysa Bilozir, Ukraine, ADLE

Audition de M. Dmytro Solomchuk, membre de la Commission parlementaire ukrainienne sur la politique agraire et territoriale et de M. Viktor Hordiienko, agriculteur ukrainien

Situation des femmes et des enfants dans les territoires palestiniens

M. Joseph O’Reilly, Irlande, PPE/DC

Audition de Mme Celine Galli, Docteure en médecine

Commission de la culture, de la science, de l’éducation et des médias

12 mars 2026

Paris

Rapport :

Rapporteur :

Défendre notre diversité culturelle et notre liberté d’expression et d’information en faisant respecter le droit d’auteur

M. Mogens Jensen, Danemark, SOC

Adoption de projets de rapport et de résolution

La liberté des médias dans le sport

M. Mogens Jensen, Danemark, SOC

Echange de vues avec M. Andreas Selliaas, journaliste sportif, Norvège ; et Mme Mejdaline Mhiri, co-présidente de l'Association Femmes journalistes de sport, Paris

L'érosion de la liberté de la presse à travers les violences contre les journalistes au Moyen-Orient

M. Constantinos Efstathiou, Chypre, SOC

Changement du titre du rapport, examen d'une note d’information et échange de vues avec M. Jonathan Dagher, expert du Moyen-Orient, Reporters sans frontière

La concentration des médias et les menaces au pluralisme et à l’indépendance des médias

Mme Valentina Grippo, Italie, ADLE

Echange de vues avec M. Andrei Richter, docteur, professeur chercheur, département de journalisme, Faculté des lettres, Université Comenius de Bratislava ; et M. Frédéric Bokobza, directeur général adjoint de l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique

Préserver la créativité et l'éducation à l'ère de l'intelligence artificielle générative

Mme Valentina Grippo, Italie, ADLE

Examen d'une note d’information et échange de vues avec Mme Joëlle Farchy, professeure de sciences de l'information et de la communication à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l'économie des industries culturelles et co-directrice de laChair PcEn (Pluralisme culturel et Éthique du numérique) ; et M. Edmund Misson, chef de la division Innovation et mesure des progrès, Direction de l'éducation et des compétences, OCDE

Préserver la culture et le patrimoine ruraux européens

Mme Zeynep Yildiz, Türkiye, NI

Echange de vues avec M. Pascal Liévaux, chef du département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel, ministère de la Culture, France ; M. Rui Gomes, Secrétaire exécutif, Accord Partiel Elargi sur les Itinéraires Culturels, Conseil de l’Europe, Luxembourg ; et Mme Simona Messina, secrétaire exécutive de Transhumance Trail, Italie

Commission du Règlement, de l’éthique et des immunités

2 mars 2026

Paris

Rapport :

Rapporteur :

Élaboration d’un code de conduite pour le représentants d’intérêts à l’Assemblée

Mme Yevheniia Kravchuk, Ukraine, ADLE

Audition conjointe de M. Raj Chari, professeur de sciences politiques, Trinity College Dublin, M. Christian Heyer, Directeur général adjoint et chef du service juridique de l'administration du Parlement allemand et M. Jon Vrushi, Responsable thématique sur l'intégrité politique, Transparency International

Suivi du 4e cycle de recommandations du GRECO sur les parlementaires

M. Yunus Emre, Türkiye, SOC

Commission des questions juridiques et des droits de l'homme

16 mars 2026

Paris

Présent :

M. Christophe Chaillou

Rapport :

Rapporteur :

Vers l’abolition universelle de la peine de mort en toutes circonstances

Mme Gala Veldhoen, Pays-Bas, SOC

Examen d'un projet de rapport et a adoption à l’unanimité d'un projet de résolution

Abolition de la peine de mort : tendances mondiales actuelles et situation en Israël et au Japon

Mme Gala Veldhoen, Pays-Bas, SOC

Audition avec la participation de M. Nicolas Perron, Directeur des programmes, Ensemble contre la peine de mort, Paris ; de M. Ron Dudai, Professeur à l’Université Ben Gourion (Israël), chercheur associé à l’Unité de recherche sur la peine de mort de l’Université d’Oxford, chercheur invité au Mitchell Institute for Global Peace, Security and Justice de l’Université Queen’s, Belfast ; et de Mme Tracey Cui, Center for Prisoners’ Rights, Japon

Menaces qui pèsent sur la Cour pénale internationale

M. Tekke Panman, Pays-Bas, PPE/DC

Echange de vues avec le juge Nicolas Guillou et M. Osvaldo Zavala Giler

Audition A29:C36

M. Titus Corlăţean, Roumanie, SOC

Echange de vues avec Mme Iryna Mudra, Adjointe au Chef de cabinet du président de l’Ukraine, et M. Arjen Uijterlinde, Envoyé spécial des Pays-Bas pour le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine, Ministère des Affaires étrangères, Pays-Bas

La justice tarde à être rendue: la réponse incomplète dans l’affaire Daphne Caruana Galizia

Mme Shami Chakrabarti, Royaume-Uni, SOC

Examen d'une note introductive

Lutter contre la répression transnationale

M. Constantinos Efstathiou, Chypre, SOC

Commission pour le respect des obligations et engagements des États membres du Conseil de l'Europe (Commission de suivi)

17 mars 2026

Paris

Présent :

Mme Liliana Tanguy

Rapport :

Rapporteurs :

Le respect des obligations et engagements de l’Azerbaïdjan

Sir Christopher Chope, Royaume-Uni, CEPA, et Mme Azadeh Rojhan, Suède, SOC

Audition

Le dialogue postsuivi avec le Monténégro

M. Nicos Tornaritis, Chypre, PPE/DC, et Mme Liliana Tanguy, France, ADLE

Communication des corapporteurs et échange de vues

Le respect par les Pays-Bas des obligations découlant de l’adhésion au Conseil de l’Europe

M. Titus Corlăţean, Roumanie, SOC, et M. Petri Honkonen, Finlande, ADLE

Désignation d'un corapporteur

Le fonctionnement des institutions démocratiques en République slovaque

M. Claude Kern, France, ADLE, et Mme Deborah Bergamini, Italie, PPE/DC

Désignation d'un corapporteur

Le respect par la Pologne des obligations découlant de l’adhésion au Conseil de l’Europe

M. Christophe Brico, Monaco, PPE/DC, et M. Didier Marie, France, SOC

Désignation d'un corapporteur

Le respect des obligations et engagements de la Bosnie-Herzégovine

M. Pablo Hispán, Espagne, PPE/DC

Communication du rapporteur

Le respect des obligations et engagements de la Géorgie

Mme Edite Estrela, Portugal, SOC, et Mme Sabina Ćudić, Bosnie-Herzégovine, ADLE

Examen d'une note d'information

Commission des questions politiques et de la démocratie

9 et 10 mars 2026

Monaco

Présents :

M. Bertrand Bouyx

Mme Marie-Christine Dalloz

Mme Liliana Tanguy

M. Claude Kern

M. Didier Marie

Rapport :

Rapporteur :

Violences et discours de haine contre les responsables politiques : une menace pour la démocratie

Mme Elisabetta Gardini, Italie, CEPA

Examen d' un projet de rapport et adoption à l’unanimité d'un projet de résolution et d'un projet de recommandation

La démocratie, les droits humains et l’État de droit en Iran

Max Lucks, Allemagne, SOC

Communication du rapporteur, audition avec la participation Mme Mina Khani, membre du Conseil d'administration de l'organisation Hengaw pour les droits de l'homme, et de Mme Mahnaz Shirali, politologue, spécialiste de l’Iran

Préserver l’état de droit en Tunisie

M. Didier Marie, France, SOC

Audition avec la participation de M. Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen à l'Université de Genèv

La promotion de la sécurité démocratique en Europe grâce au soft power

MmeYelyzaveta Yasko, Ukraine, PPE/DC

Communication de la rapporteure

Commission sur l'égalité et la non-discrimination

20 mars 2026

Paris

Rapport :

Rapporteur :

Promouvoir la Convention d'Istanbul et améliorer sa mise en œuvre: mettre à profit l’expérience acquise

Mme Zita Gurmai, Hongrie, SOC

Adoption de projets de rapport et de résolution

Tracer la voie pour une culture du consentement

Mme Zita Gurmai, Hongrie, SOC

Adoption de projets de rapport et de résolution

Lutter contre la discrimination fondée sur la religion et protéger la liberté de religion et de conviction en Europe

M. Francesco Verducci, Italie, SOC

Adoption de projets de rapport et de résolution

Renforcer la coopération entre les parlements et les organismes de promotion de l’égalité

Mme Tuula Haatainen, Finlande, SOC

Examen d'un avant-projet de rapport

Intelligence artificielle et égalité de genre: risques et défis

Mme Edite Estrela, Portugal, SOC

Audition de M. David Milner et Mme Charlotte Gilmarti

Protéger la diversité ethnique et religieuse en Syrie

Mme Bisera Kostadinovska-Stojchevska, Macédoine du Nord, SOC

Audition Dr Karim El Mufti, professeur de sciences politiques, d'affaires internationales et de droit international, Université Saint-Joseph, Beyrouth et Dr Myriam Benraad, professeure honoraire à l'université d'Exeter

Commission sur l’élection des juges à la Cour européenne des droits de l’homme

7 avril 2026

Paris

Commission des migrations, protection internationale et coopération économique

11 mars 2026

Paris

Faciliter la reprise économique et la résilience de l'Ukraine: des retours volontaires au renforcement de la coopération et de l'investissemen

M. Denis Begic, Suède, SOC

Examen d'une note introductive et échange de vues

Accès des personnes migrantes et réfugiées aux soins de santé

Mme Pelin Yılık, Türkiye, NI

Audition de M. Yves-Laurent Jackson, médecin agrégé et professeur, Hôpitaux universitaires de Genève et Faculté de médecine, Université de Genève

Commission ad hoc pour l'observation des élections législatives en Hongrie

12 avril 2026

Hongrie

Présents :

Mme Marie-Christine Dalloz

Mme Gabrielle Cathala

M. Didier Marie

Notes

([1]) Pour rappel Israël a depuis de longues années suspendu les exécutions, celle du criminel de guerre nazi M. Eichmann étant la dernière à ce jour. La nouvelle loi remet en cause ce moratoire.

Source

Le titre, le numéro, les dates et le contenu du rapport proviennent des données publiées par l’Assemblée nationale. Les votes et amendements sont affichés lorsqu’ils sont présents dans ces données.