Amendement n° 1098 de Mme Laernoes — article 21 quater
Adopté- Pour
- 43
- Contre
- 4
- Abstentions
- 2
Voir les détails du scrutin
l'Assemblée nationale a adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 49
- Suffrages exprimés
- 47
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
51 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Nadège Abomangoli | LFI-NFP | Pour | · place 627 |
| Laurent Alexandre | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 571 |
| Béatrice Bellamy | HOR | Abstention | Par délégation · place 219 |
| Lisa Belluco | ECOS | Pour | · place 532 |
| Philippe Bolo | DEM | Pour | · place 349 |
| Arnaud Bonnet | ECOS | Pour | · place 534 |
| Ian Boucard | DR | Pour | · place 180 |
| Mickaël Bouloux | SOC | Pour | Par délégation · place 436 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Xavier Breton | DR | Non-votant | · place 171 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Colette Capdevielle | SOC | Pour | Par délégation · place 475 |
| Cyrielle Chatelain | ECOS | Pour | · place 515 |
| Marc de Fleurian | RN | Pour | · place 144 |
| Edwige Diaz | RN | Pour | Par délégation · place 33 |
| Aly Diouara | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 616 |
| Sylvie Ferrer | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 624 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 638 |
| Florence Goulet | RN | Pour | · place 25 |
| Emmanuel Grégoire | SOC | Pour | · place 419 |
| Steevy Gustave | ECOS | Pour | Par délégation · place 541 |
| Michel Herbillon | DR | Pour | Par délégation · place 175 |
| Tiffany Joncour | RN | Pour | Par délégation · place 11 |
| Julie Laernoes | ECOS | Pour | Par délégation · place 511 |
| Thomas Lam | HOR | Abstention | · place 230 |
| Vincent Ledoux | EPR | Contre | Par délégation · place 398 |
| Sarah Legrain | LFI-NFP | Pour | · place 602 |
| Claire Lejeune | LFI-NFP | Pour | · place 607 |
| Gérard Leseul | SOC | Pour | · place 415 |
| Laurent Lhardit | SOC | Pour | · place 445 |
| Christine Loir | RN | Pour | · place 31 |
| Benjamin Lucas-Lundy | ECOS | Pour | · place 514 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Pour | · place 133 |
| Damien Maudet | LFI-NFP | Pour | · place 644 |
| Emmanuel Maurel | GDR | Pour | · place 584 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Pour | Par délégation · place 20 |
| Manon Meunier | LFI-NFP | Pour | · place 642 |
| Pierre Meurin | RN | Pour | · place 145 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | · place 474 |
| Julie Ozenne | ECOS | Pour | · place 506 |
| Lisette Pollet | RN | Pour | · place 57 |
| Sandra Regol | ECOS | Pour | Par délégation · place 501 |
| Valérie Rossi | SOC | Pour | · place 472 |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Pour | · place 558 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Thierry Tesson | RN | Pour | · place 21 |
| Sabine Thillaye | DEM | Pour | Par délégation · place 334 |
| Stéphane Travert | EPR | Contre | · place 300 |
| Frédéric Weber | RN | Pour | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
- Texte de simplification de la vie économique
- Amendement n° 1098 · article 21 quater
- Scrutinn° 2398 · 13/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 1098 de Mme Laernoes et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 21 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Julie Laernoes
État : Adopté
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire de Mme Laernoes et ses cosignataires
Le présent amendement vise à supprimer l’article 21 quater, introduit par l’adoption de l’amendement CS509 en commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique, qui abroge le cadre législatif existant relatif à la loi de programmation énergie-climat (LPEC) et à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en renvoyant à une loi ultérieure, hypothétique, d’ici 2026, la définition d’une nouvelle stratégie énergétique, prévue pour une durée de soixante ans.
Une telle révision est d’autant plus injustifiée que le droit en vigueur encadre déjà pleinement la planification énergétique. L’article L.100-1 A du Code de l’énergie prévoit qu’avant le 1er juillet 2023, puis tous les cinq ans, le Parlement adopte une loi de programmation énergétique, dont la PPE constitue la déclinaison opérationnelle. Ce cadre existe et demeure pleinement applicable. Si cette loi n’a pas été déposée, c’est en raison du refus répété du gouvernement d’en engager l’examen, malgré de nombreuses initiatives parlementaires. La solution n’est donc pas de repousser encore les échéances, mais bien de faire preuve de volonté politique pour respecter le droit en vigueur.
En outre, remplacer une programmation énergie-climat quinquennale par une projection sur soixante ans constitue une aberration méthodologique. Aucune stratégie publique sérieuse ne peut reposer sur une telle durée sans outils d’ajustement. Imaginer en 2024 ce que devra être le mix énergétique de 2084, c’est nier les incertitudes climatiques, technologiques, économiques et géopolitiques. Dans un contexte énergétique en constante évolution, seule une planification souple, révisable et démocratiquement débattue peut garantir une stratégie robuste et efficace.
Cette tentative de déconstruction du cadre quinquennal entre aussi en contradiction frontale avec les engagements internationaux et européens de la France. L’Accord de Paris, que notre pays a ratifié, tout comme la directive européenne 2018/1999 sur la gouvernance de l’Union de l’énergie, imposent un double cadre : une stratégie de long terme à trente ans, et des plans nationaux de mise en œuvre actualisés tous les cinq ans. Nos dispositifs actuels permettent précisément d’assurer cette articulation : la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fixe les grandes orientations climatiques à trente ans, en cohérence avec l’objectif de neutralité carbone, tandis que la loi de programmation énergie-climat et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), alignées sur les échéances quinquennales des Plans nationaux intégrés énergie-climat (PNIEC), en traduisent les déclinaisons opérationnelles. Remettre en cause ce cadre reviendrait non seulement à désorganiser notre planification nationale, mais aussi à nous exposer à un risque de non-conformité vis-à-vis du droit européen.
Par ailleurs, substituer la PPE à un simple décret d’application de la loi priverait l’État d’un levier fondamental de gouvernance. La PPE encadre les appels d’offres, fixe les volumes de soutien, oriente les investissements publics et privés, et donne de la visibilité aux filières industrielles. Sa disparition créerait un vide juridique, bloquerait les mécanismes de soutien, et affaiblirait gravement notre capacité collective à organiser la transition énergétique. Ce recul serait d’autant plus problématique qu’il intervient à un moment charnière : la France devra transmettre une nouvelle PPE à la Commission européenne d’ici mi-2026, alors même que l’élaboration de la PPE3, lancée en 2023, a déjà pris un retard considérable. Reporter encore reviendrait à faire obstacle à notre propre calendrier.
Enfin, cette disposition soulève un risque manifeste d’inconstitutionnalité au regard de la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur « l’incompétence négative ». En supprimant un cadre législatif sans en prévoir de substitution fonctionnelle, le législateur se dessaisit de ses responsabilités constitutionnelles. Une telle carence pourrait être jugée contraire à la Constitution, comme le rappelle explicitement la doctrine du Conseil constitutionnel dans ses cahiers officiels, notamment dans celui intitulé « L’état de la jurisprudence sur l’incompétence négative ».
Pour toutes ces raisons, il est indispensable de supprimer cet article. La préservation du cadre légal de la programmation énergétique constitue une condition essentielle à la conduite d’une transition énergétique sérieuse, pilotée, respectueuse de nos engagements européens et internationaux, et démocratiquement encadrée.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.