Vote de chaque député

Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.

51 votes nominatifs publiés.

DéputéGroupeVotePrécision
Nadège AbomangoliLFI-NFP Pour · place 627
Laurent AlexandreLFI-NFP Pour Par délégation · place 571
Béatrice BellamyHOR Abstention Par délégation · place 219
Lisa BellucoECOS Pour · place 532
Philippe BoloDEM Pour · place 349
Arnaud BonnetECOS Pour · place 534
Ian BoucardDR Pour · place 180
Mickaël BoulouxSOC Pour Par délégation · place 436
Yaël Braun-PivetEPR Non-votant · place 402
Xavier BretonDR Non-votant · place 171
Françoise BuffetEPR Contre · place 365
Colette CapdevielleSOC Pour Par délégation · place 475
Cyrielle ChatelainECOS Pour · place 515
Marc de FleurianRN Pour · place 144
Edwige DiazRN Pour Par délégation · place 33
Aly DiouaraLFI-NFP Pour Par délégation · place 616
Sylvie FerrerLFI-NFP Pour Par délégation · place 624
Perceval GaillardLFI-NFP Pour Par délégation · place 638
Florence GouletRN Pour · place 25
Emmanuel GrégoireSOC Pour · place 419
Steevy GustaveECOS Pour Par délégation · place 541
Michel HerbillonDR Pour Par délégation · place 175
Tiffany JoncourRN Pour Par délégation · place 11
Julie LaernoesECOS Pour Par délégation · place 511
Thomas LamHOR Abstention · place 230
Vincent LedouxEPR Contre Par délégation · place 398
Sarah LegrainLFI-NFP Pour · place 602
Claire LejeuneLFI-NFP Pour · place 607
Gérard LeseulSOC Pour · place 415
Laurent LharditSOC Pour · place 445
Christine LoirRN Pour · place 31
Benjamin Lucas-LundyECOS Pour · place 514
Claire Marais-BeuilRN Pour · place 133
Damien MaudetLFI-NFP Pour · place 644
Emmanuel MaurelGDR Pour · place 584
Nicolas MeizonnetRN Pour Par délégation · place 20
Manon MeunierLFI-NFP Pour · place 642
Pierre MeurinRN Pour · place 145
Louise MorelDEM Contre · place 335
Sandrine NosbéLFI-NFP Pour · place 639
Jacques ObertiSOC Pour · place 474
Julie OzenneECOS Pour · place 506
Lisette PolletRN Pour · place 57
Sandra RegolECOS Pour Par délégation · place 501
Valérie RossiSOC Pour · place 472
Aurélien SaintoulLFI-NFP Pour · place 558
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP Pour · place 561
Thierry TessonRN Pour · place 21
Sabine ThillayeDEM Pour Par délégation · place 334
Stéphane TravertEPR Contre · place 300
Frédéric WeberRN Pour · place 118

Comment les groupes ont voté

Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.

GroupeVote dominantPourContreAbst.Non-votants
LFI-NFP Pour 12000
RN Pour 11000
ECOS Pour 8000
SOC Pour 7000
DR Pour 2001
DEM Pour 2100
GDR Pour 1000
NIPartagé0000
EPR Contre 0301
HOR Abstention 0020
LIOTPartagé0000
UDRPartagé0000

Résultat du vote dans l’hémicycle

Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.

Pour Contre Abstention Non-votant publié Non-votant volontaire publié
Vote par place pour le scrutin n° 2398 Plan schématique des places. Les cercles indiquent les emplacements ; les formes colorées indiquent les votes nominatifs publiés.

Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.

Dans le parcours parlementaire

  1. SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
  2. Texte de simplification de la vie économique
  3. Amendement n° 1098 · article 21 quater
  4. Scrutinn° 2398 · 13/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale

l'amendement n° 1098 de Mme Laernoes et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 21 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Ce qui était soumis au vote

Auteur : Julie Laernoes

État : Adopté

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire de Mme Laernoes et ses cosignataires

Le présent amendement vise à supprimer l’article 21 quater, introduit par l’adoption de l’amendement CS509 en commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique, qui abroge le cadre législatif existant relatif à la loi de programmation énergie-climat (LPEC) et à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en renvoyant à une loi ultérieure, hypothétique, d’ici 2026, la définition d’une nouvelle stratégie énergétique, prévue pour une durée de soixante ans.

Une telle révision est d’autant plus injustifiée que le droit en vigueur encadre déjà pleinement la planification énergétique. L’article L.100-1 A du Code de l’énergie prévoit qu’avant le 1er juillet 2023, puis tous les cinq ans, le Parlement adopte une loi de programmation énergétique, dont la PPE constitue la déclinaison opérationnelle. Ce cadre existe et demeure pleinement applicable. Si cette loi n’a pas été déposée, c’est en raison du refus répété du gouvernement d’en engager l’examen, malgré de nombreuses initiatives parlementaires. La solution n’est donc pas de repousser encore les échéances, mais bien de faire preuve de volonté politique pour respecter le droit en vigueur.

En outre, remplacer une programmation énergie-climat quinquennale par une projection sur soixante ans constitue une aberration méthodologique. Aucune stratégie publique sérieuse ne peut reposer sur une telle durée sans outils d’ajustement. Imaginer en 2024 ce que devra être le mix énergétique de 2084, c’est nier les incertitudes climatiques, technologiques, économiques et géopolitiques. Dans un contexte énergétique en constante évolution, seule une planification souple, révisable et démocratiquement débattue peut garantir une stratégie robuste et efficace.

Cette tentative de déconstruction du cadre quinquennal entre aussi en contradiction frontale avec les engagements internationaux et européens de la France. L’Accord de Paris, que notre pays a ratifié, tout comme la directive européenne 2018/1999 sur la gouvernance de l’Union de l’énergie, imposent un double cadre : une stratégie de long terme à trente ans, et des plans nationaux de mise en œuvre actualisés tous les cinq ans. Nos dispositifs actuels permettent précisément d’assurer cette articulation : la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fixe les grandes orientations climatiques à trente ans, en cohérence avec l’objectif de neutralité carbone, tandis que la loi de programmation énergie-climat et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), alignées sur les échéances quinquennales des Plans nationaux intégrés énergie-climat (PNIEC), en traduisent les déclinaisons opérationnelles. Remettre en cause ce cadre reviendrait non seulement à désorganiser notre planification nationale, mais aussi à nous exposer à un risque de non-conformité vis-à-vis du droit européen.

Par ailleurs, substituer la PPE à un simple décret d’application de la loi priverait l’État d’un levier fondamental de gouvernance. La PPE encadre les appels d’offres, fixe les volumes de soutien, oriente les investissements publics et privés, et donne de la visibilité aux filières industrielles. Sa disparition créerait un vide juridique, bloquerait les mécanismes de soutien, et affaiblirait gravement notre capacité collective à organiser la transition énergétique. Ce recul serait d’autant plus problématique qu’il intervient à un moment charnière : la France devra transmettre une nouvelle PPE à la Commission européenne d’ici mi-2026, alors même que l’élaboration de la PPE3, lancée en 2023, a déjà pris un retard considérable. Reporter encore reviendrait à faire obstacle à notre propre calendrier.

Enfin, cette disposition soulève un risque manifeste d’inconstitutionnalité au regard de la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur « l’incompétence négative ». En supprimant un cadre législatif sans en prévoir de substitution fonctionnelle, le législateur se dessaisit de ses responsabilités constitutionnelles. Une telle carence pourrait être jugée contraire à la Constitution, comme le rappelle explicitement la doctrine du Conseil constitutionnel dans ses cahiers officiels, notamment dans celui intitulé « L’état de la jurisprudence sur l’incompétence négative ».

Pour toutes ces raisons, il est indispensable de supprimer cet article. La préservation du cadre légal de la programmation énergétique constitue une condition essentielle à la conduite d’une transition énergétique sérieuse, pilotée, respectueuse de nos engagements européens et internationaux, et démocratiquement encadrée.

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Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.