Amendement n° 2630 de M. Descoeur — article 18
Rejeté- Pour
- 20
- Contre
- 32
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Président du groupe "Droite Républicaine"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 52
- Suffrages exprimés
- 52
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
54 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Laurent Alexandre | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 571 |
| David Amiel | EPR | Contre | · place 259 |
| Anne-Laure Blin | DR | Pour | · place 183 |
| Philippe Bolo | DEM | Contre | · place 349 |
| Arnaud Bonnet | ECOS | Contre | · place 534 |
| Éric Bothorel | EPR | Contre | Par délégation · place 286 |
| Ian Boucard | DR | Pour | · place 180 |
| Mickaël Bouloux | SOC | Contre | Par délégation · place 436 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Xavier Breton | DR | Non-votant | · place 171 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Colette Capdevielle | SOC | Contre | Par délégation · place 475 |
| Marc de Fleurian | RN | Pour | · place 144 |
| Edwige Diaz | RN | Pour | Par délégation · place 33 |
| Aly Diouara | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 616 |
| Sylvie Ferrer | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 624 |
| Thierry Frappé | RN | Pour | · place 48 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Contre | Par délégation · place 638 |
| Florence Goulet | RN | Pour | · place 25 |
| Emmanuel Grégoire | SOC | Contre | · place 419 |
| Michel Herbillon | DR | Pour | Par délégation · place 175 |
| Tiffany Joncour | RN | Pour | Par délégation · place 11 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Contre | · place 645 |
| Marie Lebec | EPR | Contre | · place 264 |
| Vincent Ledoux | EPR | Contre | Par délégation · place 398 |
| Sarah Legrain | LFI-NFP | Pour | · place 602 |
| Claire Lejeune | LFI-NFP | Contre | · place 607 |
| Gérard Leseul | SOC | Contre | · place 415 |
| Laurent Lhardit | SOC | Contre | · place 445 |
| Christine Loir | RN | Pour | · place 31 |
| Philippe Lottiaux | RN | Pour | Par délégation · place 22 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Pour | · place 133 |
| Sandra Marsaud | EPR | Contre | · place 287 |
| Damien Maudet | LFI-NFP | Contre | · place 644 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Pour | Par délégation · place 20 |
| Manon Meunier | LFI-NFP | Contre | · place 642 |
| Pierre Meurin | RN | Pour | · place 145 |
| Maxime Michelet | UDR | Pour | · place 112 |
| Louise Morel | DEM | Contre | · place 335 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Contre | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Contre | · place 474 |
| Julie Ozenne | ECOS | Contre | · place 506 |
| Lisette Pollet | RN | Pour | · place 57 |
| Nicolas Ray | DR | Pour | Par délégation · place 189 |
| Sandra Regol | ECOS | Contre | Par délégation · place 501 |
| Matthias Renault | RN | Pour | · place 89 |
| Valérie Rossi | SOC | Contre | · place 472 |
| Sandrine Rousseau | ECOS | Contre | · place 508 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | Par délégation · place 303 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Contre | · place 561 |
| Thierry Tesson | RN | Pour | · place 21 |
| Nicolas Thierry | ECOS | Contre | · place 503 |
| Stéphane Travert | EPR | Contre | · place 300 |
| Frédéric Weber | RN | Pour | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
- Texte de simplification de la vie économique
- Amendement n° 2630 · article 18
- Scrutinn° 2360 · 13/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 2630 de M. Descoeur et l'amendement identique suivant à l'article 18 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Vincent Descoeur
État : Rejeté
Dispositif
I. – Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :
« 1° bis L’avant-dernier alinéa du II est ainsi rédigé :
« Les mesures de compensation sont mises en œuvre en priorité : ».
II. – En conséquence, substituer aux alinéas 3 à 5 les six alinéas suivants :
« 2° Le dernier alinéa du même II est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :
« 1° Soit sur le site endommagé ou en proximité fonctionnelle avec celui-ci afin de garantir ses fonctionnalités de manière pérenne. Une même mesure peut compenser différentes fonctionnalités ;
« 2° Soit au sein des zones de renaturation préférentielle identifiées par les schémas de cohérence territoriale en application du 3° de l’article L. 141‑10 du code de l’urbanisme et par les orientations d’aménagement et de programmation portant sur des secteurs à renaturer en application du 4° du I de l’article L. 151‑7 du même code, lorsque les orientations de renaturation de ces zones ou secteurs et la nature de la compensation prévue pour le projet le permettent ;
« 3° Soit dans les territoires terrestres ou maritimes où des mesures doivent être mises en œuvre aux titres de textes législatifs ou règlementaires. Les mesures de compensation sont additionnelles aux autres mesures déjà mises en œuvre et effectives.
« À défaut, les mesures de compensation sont mises en œuvre conformément aux autres dispositions du présent article.
« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent alinéa. Il précise notamment les conditions dans lesquelles la compensation peut s’appliquer à des surfaces supérieures à celle concernée par l’atteinte. »
Exposé sommaire de M. Descoeur et ses cosignataires
La compensation environnementale a pour objectif, à défaut d’éviter ou de réduire le dommage environnemental causé par un projet, d’avoir une absence de perte nette, voire un gain de biodiversité en cas de destruction d’habitat lors de la réalisation d’un projet. Elle est encadrée par l’article L. 163-1 du code de l’environnement qui prévoit que :
· La compensation doit se faire en proximité fonctionnelle du dommage pour que les espèces puissent retrouver leur habitat
· Les mesures à mettre en place répondent à une obligation de résultat et doivent être mise en œuvre tout le long de l’atteinte
· La compensation peut s’effectuer sur des sites identifier dans les documents d’urbanismes
· À défaut, la compensation environnementale peut être mise en œuvre sur d’autres territoires
C’est une préoccupation croissante de la profession agricole car les terres agricoles deviennent des terrains privilégiés pour la mettre en œuvre. L’ajout du nouvel outil que sont les sites de compensation, restauration et renaturation au cadre initial de l’article L.163-1 et aux outils d’acquisition foncière dont disposent les collectivités et autres agences de l’Etat accroit encore la pression sur les terres agricoles.
Les agriculteurs vivent la compensation environnementale comme une double peine. Ils perdent du foncier agricole non seulement pour la réalisation des projets urbains et industriels, mais aussi pour le respect des obligations de compensation.
La profession agricole se mobilise pour demander des mesures de compensation en accord avec les enjeux de production agricole et de souveraineté alimentaire. Toutefois, le cadre législatif actuel ne permet pas une réelle conciliation entre mesures de compensation et maintien de notre potentiel de production. Or de nombreux projets sont annoncés pour la réindustrialisation de la France.
Par conséquent, pour lutter contre la perte de foncier agricole, la FNSEA propose d’intégrer dans le PJL simplification une nouvelle écriture de la compensation environnementale par voie d’amendement à l’article 18. Cette nouvelle écriture permettrait :
· De définir un ordre de hiérarchisation de la compensation environnementale pour qu’elle ne soit appliquée sur des surfaces agricoles qu’en dernier recours ;
· De limiter l’application de la proximité fonctionnelle, principale raison à l’acquisition foncière proche du dommage environnemental ;
· D’intégrer la notion d’additionnalité pour permettre aux maîtres d’ouvrages d’effectuer des obligations de compensation sur des zonages environnementaux préexistants, à l’exemple des espaces naturels sensibles (ENS) ;
· De limiter la compensation surfacique par coefficient à certaines exceptions pour privilégier la compensation qualitative.
Ce scrutin porte sur un groupe d’amendements identiques signalé dans les données publiées.