Amendement n° 2235 de Mme Stambach-Terrenoir — article 18
Rejeté- Pour
- 24
- Contre
- 27
- Abstentions
- 1
Voir les détails du scrutin
L'Assemblée nationale n'a pas adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 52
- Suffrages exprimés
- 51
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
54 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Laurent Alexandre | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 571 |
| Christophe Bentz | RN | Contre | Par délégation · place 2 |
| Anne-Laure Blin | DR | Contre | · place 183 |
| Philippe Bolo | DEM | Contre | · place 349 |
| Arnaud Bonnet | ECOS | Pour | · place 534 |
| Éric Bothorel | EPR | Contre | Par délégation · place 286 |
| Ian Boucard | DR | Contre | · place 180 |
| Mickaël Bouloux | SOC | Pour | Par délégation · place 436 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Xavier Breton | DR | Non-votant | · place 171 |
| Françoise Buffet | EPR | Contre | · place 365 |
| Colette Capdevielle | SOC | Pour | Par délégation · place 475 |
| Cyrielle Chatelain | ECOS | Pour | · place 515 |
| Marc de Fleurian | RN | Contre | · place 144 |
| Edwige Diaz | RN | Contre | Par délégation · place 33 |
| Aly Diouara | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 616 |
| Sylvie Ferrer | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 624 |
| Thierry Frappé | RN | Contre | · place 48 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 638 |
| Florence Goulet | RN | Contre | · place 25 |
| Emmanuel Grégoire | SOC | Pour | · place 419 |
| Michel Herbillon | DR | Contre | Par délégation · place 175 |
| Tiffany Joncour | RN | Contre | Par délégation · place 11 |
| Julie Laernoes | ECOS | Pour | Par délégation · place 511 |
| Antoine Léaument | LFI-NFP | Pour | · place 645 |
| Marie Lebec | EPR | Contre | · place 264 |
| Sarah Legrain | LFI-NFP | Pour | · place 602 |
| Claire Lejeune | LFI-NFP | Pour | · place 607 |
| Gérard Leseul | SOC | Pour | · place 415 |
| Laurent Lhardit | SOC | Pour | · place 445 |
| Christine Loir | RN | Contre | · place 31 |
| Philippe Lottiaux | RN | Contre | Par délégation · place 22 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Contre | · place 133 |
| Sandra Marsaud | EPR | Contre | · place 287 |
| Damien Maudet | LFI-NFP | Pour | · place 644 |
| Nicolas Meizonnet | RN | Contre | Par délégation · place 20 |
| Manon Meunier | LFI-NFP | Pour | · place 642 |
| Pierre Meurin | RN | Contre | · place 145 |
| Maxime Michelet | UDR | Contre | · place 112 |
| Louise Morel | DEM | Abstention | · place 335 |
| Sandrine Nosbé | LFI-NFP | Pour | · place 639 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | · place 474 |
| Julie Ozenne | ECOS | Pour | · place 506 |
| Lisette Pollet | RN | Contre | · place 57 |
| Nicolas Ray | DR | Contre | Par délégation · place 189 |
| Sandra Regol | ECOS | Pour | Par délégation · place 501 |
| Matthias Renault | RN | Contre | · place 89 |
| Valérie Rossi | SOC | Pour | · place 472 |
| Jean-François Rousset | EPR | Contre | Par délégation · place 303 |
| Emeric Salmon | RN | Contre | · place 1 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Thierry Tesson | RN | Contre | · place 21 |
| Nicolas Thierry | ECOS | Pour | · place 503 |
| Frédéric Weber | RN | Contre | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
- Texte de simplification de la vie économique
- Amendement n° 2235 · article 18
- Scrutinn° 2354 · 13/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 2235 de Mme Stambach-Terrenoir à l'article 18 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Anne Stambach-Terrenoir
État : Rejeté
Dispositif
I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots :
« ou, à défaut, lorsque la complexité ou les délais nécessaires à leur mise en œuvre ne le permettent pas, à compenser les éventuelles pertes nettes intermédiaires dans un délai défini dans le cadre de l’évaluation environnementale, pertinent d’un point de vue écologique et confirmé par l’autorité chargée de délivrer l’autorisation, »
II. – En conséquence, au même alinéa 2, supprimer les mots :
« , à l’expiration de ce délai le cas échéant, ».
Exposé sommaire de Mme Stambach-Terrenoir et ses cosignataires
Cet amendement du groupe LFI-NFP vise à rétablir l'obligation pour les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité d'être effectives pendant toute la durée des atteintes. L'article 18 supprime en effet cette obligation d'effectivité pendant toute la durée des atteintes, permettant notamment aux mesures de compensation d'être décalées dans le temps.
Or l’esprit initial de l’article L. 163‑1 du code de l’environnement est, à juste titre, de garantir l’absence de perte de biodiversité tout au long d’un projet. La volonté affichée ici de ne compenser les pertes de biodiversité qu’à la fin d’une période donnée n’a aucun sens sur le plan biologique et écologique.
En effet, il n’est pas possible d’appliquer une logique comptable et économique à des écosystèmes où la dette n’est pas permise, et où les fonctions écologiques sont non fongibles entre elles et doivent être pérennes. En effet, les espèces animales ou végétales qui peuplent un milieu dépendent pour leur survie de nombreuses conditions pour leurs habitats et les services écosystémiques qui y sont liés (alimentation, eau, protection contre les aléas climatique, refuge, parcours de migration, lieu de reproduction et brassage génétique, etc.).
Ces conditions indispensables doivent être satisfaites en continu, sous peine de mettre en péril l’existence même de populations concernées. Il est impossible de demander à des spécimens d’espèce protégée « d’attendre un délai raisonnable », de « patienter » jusqu’au début des travaux de compensation, si on la prive de ses moyens de subsistance. Elle disparaîtra dès le début des atteintes à son environnement, et cette disparition sera irréversible.
Les activités humaines aussi (agriculture, eau potable, protection contre les aléas climatiques, etc.) dépendent des services gratuits rendus par la nature. Autoriser un délai à la compensation, c’est mettre en péril ou affaiblir certaines des fonctions supports des vies humaines. A l’échelle d’un territoire, un projet industriel qui fait le choix du report de la compensation aura un effet social et économique négatif, invisible à première vue mais bien réel. Permettre des dommages temporaires à l’environnement, c’est en réalité permettre des dommages définitifs, et c'est permettre des dommages aux tissus économique et social des populations qui en dépendent.
De plus, par la nature interdépendante des fonctions écologiques, chaque atteinte environnementale aura des effets en cascade sur d’autres écosystèmes. Le rééquilibrage écosystémique – s’il est possible – résultant d’une perturbation non compensée de la nature nécessitera un temps plus long que celui du délai accordé à la mise en œuvre des mesures de compensation. L’impact géographique sera également plus grand. Ainsi, autoriser un délai à la compensation nécessite de tenir compte de ces effets de cascade, et de compenser plus que ce qui a été détruit. Dans un contexte où les mesures de compensation effectives en France manquent déjà d’ambition, ce n'est pas réaliste.
Il est donc proposé de supprimer la possibilité d’accorder un délai à la compensation.
Cet amendement a été travaillé avec France nature environnement.