Amendement n° 1641 de Mme Stambach-Terrenoir — article 24 a
Adopté- Pour
- 28
- Contre
- 10
- Abstentions
- 0
Voir les détails du scrutin
l'Assemblée nationale a adopté
- Type de vote
- scrutin public ordinaire
- Demandeur
- Présidente du groupe "Rassemblement National" Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
- Lieu
- Hémicycle
- Votants
- 38
- Suffrages exprimés
- 38
Vote de chaque député
Recherchez un député par son nom ou filtrez les votes par position et par groupe.
39 votes nominatifs publiés.
| Député | Groupe | Vote | Précision |
|---|---|---|---|
| Nadège Abomangoli | LFI-NFP | Pour | · place 627 |
| Laurent Alexandre | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 571 |
| Béatrice Bellamy | HOR | Contre | Par délégation · place 219 |
| Karim Ben Cheikh | ECOS | Pour | Par délégation · place 542 |
| Christophe Bentz | RN | Pour | Par délégation · place 2 |
| Philippe Bolo | DEM | Contre | · place 349 |
| Nicolas Bonnet | ECOS | Pour | · place 500 |
| Ian Boucard | DR | Contre | · place 180 |
| Mickaël Bouloux | SOC | Pour | Par délégation · place 436 |
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Non-votant | · place 402 |
| Colette Capdevielle | SOC | Pour | Par délégation · place 475 |
| Marc de Fleurian | RN | Pour | · place 144 |
| Sylvie Ferrer | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 624 |
| Nicolas Forissier | DR | Contre | · place 162 |
| Charles Fournier | ECOS | Pour | · place 530 |
| Perceval Gaillard | LFI-NFP | Pour | Par délégation · place 638 |
| Guillaume Gouffier Valente | EPR | Contre | · place 313 |
| Michel Herbillon | DR | Contre | Par délégation · place 175 |
| Tiffany Joncour | RN | Pour | Par délégation · place 11 |
| Maxime Laisney | LFI-NFP | Pour | · place 596 |
| Thomas Lam | HOR | Contre | · place 230 |
| Marie Lebec | EPR | Contre | · place 264 |
| Vincent Ledoux | EPR | Pour | Par délégation · place 398 |
| Claire Lejeune | LFI-NFP | Pour | · place 607 |
| Gérard Leseul | SOC | Pour | · place 415 |
| Claire Marais-Beuil | RN | Pour | · place 133 |
| Manon Meunier | LFI-NFP | Pour | · place 642 |
| Jacques Oberti | SOC | Pour | · place 474 |
| Julie Ozenne | ECOS | Pour | · place 506 |
| Jérémie Patrier-Leitus | HOR | Contre | · place 240 |
| Lisette Pollet | RN | Pour | · place 57 |
| Nicolas Ray | DR | Contre | Par délégation · place 189 |
| Valérie Rossi | SOC | Pour | · place 472 |
| Sophie-Laurence Roy | RN | Pour | · place 9 |
| Emeric Salmon | RN | Pour | · place 1 |
| Anne Stambach-Terrenoir | LFI-NFP | Pour | · place 561 |
| Thierry Tesson | RN | Pour | · place 21 |
| Stéphane Travert | EPR | Pour | · place 300 |
| Frédéric Weber | RN | Pour | · place 118 |
Comment les groupes ont voté
Le vote dominant correspond à la position qui réunit le plus de suffrages au sein du groupe. Le détail reste affiché pour montrer les votes différents.
Résultat du vote dans l’hémicycle
Chaque symbole correspond au numéro de place publié avec le vote du député au moment de ce scrutin.
Le numéro de place et le vote viennent du fichier du scrutin. La position graphique des places est extraite du plan de l’hémicycle publié par l’Assemblée nationale. Le détail accessible et les liens vers les députés figurent dans le tableau des votes.
Dans le parcours parlementaire
- SujetCe scrutin n’est pas rattaché à un sujet unique.
- Texte de simplification de la vie économique
- Amendement n° 1641 · article 24 a
- Scrutinn° 2284 · 13/06/2025
Voir le libellé publié par l’Assemblée nationale
l'amendement n° 1641 de Mme Stambach-Terrenoir de suppression de l'article 24 A (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
Ce qui était soumis au vote
Auteur : Anne Stambach-Terrenoir
État : Adopté
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire de Mme Stambach-Terrenoir et ses cosignataires
Par cet amendement, les député.es du groupe LFI-NFP proposent de supprimer l'article 24 A, qui risquerait de limiter le droit de préférence du locataire dans le cadre de la cession d'un local commercial ou artisanal.
Le droit actuel prévoit que le propriétaire d'un local de cette nature a obligation d’informer le locataire, un commercant enregistré au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers, dès lors qu’il souhaite vendre son local, ce qui vaut offre de vente. Le locataire a alors un mois pour se prononcer.
Le non-respect de ce droit entraîne la nullité de la vente. C’est pourquoi le Sénat, arguant l’existence d’une “incertitude juridique”, a souhaité préciser les définitions de local à usage commercial et de local à usage artisanal concernés par le droit de préférence du locataire.
Or, s'il n’existe pas de définition légale de ceux auxquels il s’applique, la Cour de cassation a déjà eu l'occasion de le préciser. En proposant une définition légale de chaque type de local, et sous prétexte de réduire le nombre de contentieux en nullité et de notifications “par prudence” du propriétaire, le Sénat restreint de fait le champ de ce droit, dont l’appréciation ne sera plus laissée aux juges. Le rapport du Sénat précise bien que le but est par exemple “d’écarter les locaux à usage de bureaux ou encore les entrepôts”.
Créé par la loi “Pinel” de 2014, ce droit vise pourtant à encourager le maintien des TPE commerciales et artisanales dans les centre-villes soumis à une forte pression immobilière. Or, les locaux à usage de bureaux sont parmi les plus concernés, et la jurisprudence de la Cour de Cassation les inclut bien dès lorsqu’ils visent une activité commerciale.
Couplé à d'autres dispositions de ce projet de loi, dont les très problématiques articles 25 et 25 bis qui renforceront notamment le déploiement en périphérie de supermarchés, cet article 24 A risque de participer à l'évincement toujours plus marqué des petits commerces des centre-villes. Pourtant, ces commerces de proximité sont essentiels. Ils remplissent notamment une fonction sociale, leur fermeture étant souvent décrite par les habitants comme la « mort » d’une ville. Leur disparition a un impact substantiel sur la vie des habitants des périphéries (perte du lien social, dépendance accrue à la voiture), en plus d'être coûteuse écologiquement. Sans oublier les conséquences sur les emplois locaux, le secteur du commerce représentant par ailleurs le premier employeur de France.