Amendement n° CS146 au texte n° 1112 – Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Non soutenuDéposé par Édouard Bénard sur l’article 26 du texte n° 1112.
- Déposé le
- 5 septembre 2025
- Décidé le
- 9 septembre 2025
Ce que propose l’amendement
Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :
« Les experts mandatés ne peuvent intervenir qu’à titre consultatif, la responsabilité finale de la constatation d’un manquement doit exclusivement relever des agents de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ».
Pourquoi cet amendement ?
Cet amendement limite l’intervention des experts privés au seul rôle consultatif en conférant à l’ANSSI la responsabilité finale de constater un manquement. Étant donné que la cybersécurité relève d’une mission régalienne intimement liée à la souveraineté nationale, confier à des acteurs privés, parfois liés aux GAFAM et/ou aux BATX, la mission de relever les manquements reviendrait à privatiser la souveraineté numérique de la France avec un risque de conflits d’intérêts et de dilution des responsabilités.
Externaliser ces missions engendrerait davantage de coûts et fragiliserait l’indépendance de l’État dans un domaine qui lui fait largement écho au regard des nombreuses cyberattaques dont il fait l’objet depuis plusieurs années. En effet, elles ont coûté environ 119 milliards d’euros à la France rien qu’en 2024 et leur coût est exponentiel. Depuis 2016, année où ce chiffre n’était évalué qu’à 5,1 milliards de dollars, il connait une augmentation moyenne de 30 % par an.
À l’inverse, s’appuyer sur l’expertise des agents de l’ANSSI permet de renforcer la confiance des acteurs économiques dans l’action publique et assurer une application juste des règles.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000146.