Ce que propose l’amendement

Compléter l’alinéa 24 par la phrase :

« Ces mesures doivent notamment intégrer des dispositifs prenant en compte les risques psychosociaux auxquels sont soumis les employés des opérateurs d’importance vitale face aux différents scénarios de crises envisagés. »

Pourquoi cet amendement ?

Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise souhaite inclure la prise en compte des risques psychosociaux et organisationnels des agents en situation de stress élevé en précisant les obligations prévues à l’article L. 2151 4 du code de la défense, élargissant explicitement le périmètre des plans de continuité ou de rétablissement d’activité exigés des opérateurs. Il s’agit d’y intégrer, aux côtés des éléments techniques et matériels déjà requis, une dimension humaine et organisationnelle, indispensable à la résilience effective des entités critiques.

Dans un contexte d’intensification des menaces – qu’il s’agisse d’attaques cyber, de déstabilisation géopolitique, de catastrophes naturelles ou de défaillances en chaîne – les crises mettent à l’épreuve non seulement les systèmes mais aussi les structures humaines qui les soutiennent. L’expérience récente (crise sanitaire, événements climatiques extrêmes) a démontré que l’absentéisme, la désorganisation managériale ou l’épuisement professionnel peuvent gravement compromettre la continuité de services pourtant techniquement robustes.

L’amendement vise ainsi à imposer aux opérateurs d’importance vitale (OIV) et aux entités critiques des dispositifs visant à protéger les personnes travaillant en leur sein.

Il s’inscrit dans une logique de résilience globale, conforme aux standards internationaux en matière de gestion de crise, et en cohérence avec les recommandations émises par plusieurs autorités de régulation et agences nationales de sécurité.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

René Pilato · LFI-NFP

Voir les 70 cosignataires

M. Pilato, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000042.