Amendement n° 1795 au texte n° 2765 – Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Non soutenuDéposé par Antoine Valentin sur l’article 5 du texte n° 2765.
- Déposé le
- 15 mai 2026
- Décidé le
- 21 mai 2026
- Article 40
- Soumis au contrôle de recevabilité financière
Ce que propose l’amendement
Compléter la seconde phrase de l’alinéa 8 par les mots :
« sous réserve que cette réduction soit justifiée par une évaluation préalable des ressources disponibles et de l’état quantitatif des masses d’eau concernées, que ses impacts économiques sur les exploitations agricoles aient été mesurés et rendus publics préalablement à la décision, et que les mesures de réduction appliquent une séquence éviter, réduire, compenser. »
Pourquoi cet amendement ?
L'article 5 ouvre la possibilité de réduire les volumes prélevables sans fixer de conditions
procédurales à l'exercice de cette faculté. Des décisions de réduction ont ainsi été prononcées
sans évaluation préalable de leur impact sur les exploitations, parfois sur la base de modèles
hydrologiques non vérifiés ou de tendances observées sur des périodes trop courtes.
Le présent amendement introduit trois garanties procédurales cumulatives avant toute
décision de réduction : une évaluation des ressources disponibles, une mesure publique des
impacts économiques agricoles et le respect d'une séquence éviter, réduire, compenser. Ces
exigences sont cohérentes avec l'amendement sur l'évaluation socio-économique préalable
déposé à l'article 1er et forment avec lui un ensemble de protection procédurale de l'accès à
l'eau agricole.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2765P0D1N001795. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale