Sous-amendement n° 789 au texte n° 2695 – Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
RejetéDéposé par Catherine Hervieu sur l’article 25 du texte n° 2695.
- Déposé le
- 18 mai 2026
- Décidé le
- 18 mai 2026
Ce que propose l’amendement
À la seconde phrase de l’alinéa 30, après le mot :
« entreprise »,
insérer les mots :
« visée à l’article L. 1332‑1 du code de la défense ».
Pourquoi cet amendement ?
L’amendement du Gouvernement offre la possibilité à n’importe quel employeur de refuser que son salarié soit mobilisé dès lors que l’absence de ce dernier serait de nature à compromettre le "fonctionnement de l’entreprise".
Un tel pouvoir discrétionnaire offert aux employeurs paraît inadéquat dans un contexte de nécessité de mobilisation d’une réponse sanitaire effective. L’intérêt économique d’un acteur privé ne saurait prévaloir sur les impératifs de santé publique ou les intérêts fondamentaux de la nation.
Ce sous-amendement permettrait aux employeurs de s’opposer à la mobilisation d’un de leurs salariés réservistes à condition que l’entreprise répondre aux critères de l’article L1332-1 du code de la défense, c’est-à-dire que son "indisponibilité risque de diminuer d'une façon importante le potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la nation".
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
- Dossier : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
- Texte examiné : actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
- Amendement modifié : n° 331 (2ème Rect)
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000789. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale