Ce que propose l’amendement

Le premier alinéa de l’article L. 138‑9 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° La deuxième phrase est complétée par les mots : « selon le chiffre d’affaires hors taxes des officines, aux conditions fixées par l’arrêté précité » ;

2° Avant la dernière phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Cette limite est réduite à 30 % pour les 10 % d’officines réalisant le bénéfice net le plus élevé. »

Pourquoi cet amendement ?

Par cet amendement, le groupe La France Insoumise propose d’adapter le plafond de remise sur les médicaments génériques au chiffre d’affaires des officines.

L’abaissement du plafond de remise sur les médicaments génériques à 30% annoncé par le Gouvernement en août 2025, puis suspendu jusqu’au mois de décembre est une injustice pour une grande partie des officines. Cette mesure prévoit l’enrichissement des laboratoires pharmaceutiques au détriment des pharmacies, menacées par la hausse des coûts qu’elles devront supporter. 25 000 € pèseront sur elles en moyenne, menaçant le maintien des emplois voire des fermetures.

Aujourd’hui, le plafond de remise sur les médicaments génériques est le même pour toutes les pharmacies, indépendamment de leur chiffre d’affaires. Ainsi, les petites officines sont plus fortement impactées par la baisse du plafond, qui n'a que peu d’incidence sur la trésorerie des pharmacies XXL aux allures de supermarchés, de plus en plus nombreuses. Ces dernières achètent leurs stocks en très grandes quantités, ce qui leur permet de négocier la baisse de leurs coûts avec leurs fournisseurs pour proposer des prix extrêmement bas, défiant toute concurrence.

Adapter le plafond de remise sur les médicaments en fonction du chiffre d’affaires est une mesure de justice, qui constituerait par ailleurs un moyen supplémentaire pour protéger les petites officines de la concurrence déloyale dont elles sont victimes.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Hadrien Clouet · LFI-NFP

Voir les 70 cosignataires

M. Clouet, Mme Amiot, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Aurélien Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B1907P0D1N001591. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale