Amendement n° II-4026 au texte n° 324 – Projet de loi de finances pour 2025
En traitementDéposé par Patrice Martin sur l’article 42 du texte n° 324.
- Déposé le
- 12 novembre 2024
- État
- En traitement
Information sur cet amendement
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Pourquoi cet amendement ?
Le présent amendement prévoit une augmentation de 35 millions d’euros en AE et en CP à l’action 07 « Pêche et aquaculture » du programme 205 « Affaires maritimes, pêche et aquaculture », compensée par une diminution équivalente des crédits alloués à la sous-action 02 « Éolien en mer » de l’action 09 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale » du programme 345 « Service public de l’énergie ».
À l’instar des secteurs de l’agriculture et de la viticulture, la pêche française subit une concurrence déloyale, particulièrement exercée par certains États membres de l’Union européenne. Les chalutiers de ces pays disposent souvent d’une capacité de pêche bien supérieure à celle des navires français, générant une distorsion de concurrence.
Cette situation est exacerbée par des réglementations françaises particulièrement strictes et rigides, manquant de la flexibilité nécessaire à la préservation de l’activité. Parmi ces contraintes, figure l’obligation de rejeter en mer des poissons pour une valeur moyenne de 80 000 euros par navire et par an, dans le cadre de la lutte contre la surpêche, une mesure qui s’avère économiquement contre-productive et qui constitue une atteinte à l’égalité de traitement des professionnels.
En outre, l’absence de contrôles efficaces dans certains pays voisins aggrave ce sentiment d’injustice ressenti par les pêcheurs français. De surcroît, la pression exercée par l’Office Français de la Biodiversité ajoute une contrainte supplémentaire à l’exercice de cette profession, entravant encore davantage la compétitivité du secteur.
Il apparaît que l’État n’a pas pleinement mesuré l’ampleur de la menace, comme en témoigne la diminution du budget alloué aux affaires maritimes, avec une réduction de 30 % en AE et de 17 % en CP. Cette baisse suscite des interrogations quant à la capacité de l’État à répondre aux enjeux maritimes actuels.
Il est donc proposé de soutenir davantage notre filière halieutique en difficulté face aux infrastructures énergétiques intermittentes qui empiètent dangereusement sur les espaces vitaux pour la pêche et perturbent les écosystèmes marins.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B0324P2D1N004026. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale