Information sur cet amendement

Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité

Pourquoi cet amendement ?

Entre le permis à points, les zones à faible émission, la baisse des vitesses maximales, la chasse aux voitures en centre-ville et le déploiement de milliers de radars automatiques, les automobilistes français font l’objet d’une traque illégitime alors que la voiture est un instrument de travail indispensable, mais aussi, n’en déplaise à certains, de liberté individuelle.

La mission « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers » se voit dotée de 1,8 milliard d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement pour 2025, dont 336 millions d’euros pour le programme 751 « Structures et dispositifs de sécurité routière » qui a pour finalité la lutte contre l’insécurité routière, notamment via le « système de contrôle automatisé ».

La France semble toujours aussi fière de sa stratégie « tout-radars et répression » alors que les causes d'accidents mortels sont multifactorielles (état des routes, alcool, stupéfiants...) et que la mortalité sur les routes ne baisse plus significativement depuis des années (3 398 en 2023, soit le niveau d’avant la Covid).

De nombreux pays ont pourtant fait le choix de réduire leur dispositif de contrôle-sanction de la vitesse, comme le Royaume-Uni, voire de mettre fin aux radars automatiques, comme le Danemark. Cela ne les empêche pas de se trouver parmi les pays européens les plus performants en matière de sécurité routière.

20 ans après leur mise en place, plus rien ne justifie de maintenir un tel investissement financier, alors même que la technologie automobile a fait d’immenses progrès et que les comportements sont plus disciplinés. La réduction de la mortalité passe désormais par des investissements plus importants visant à sécuriser les zones accidentogènes et les routes secondaires.

La politique du « tout-radars » semble plus motivée par des considérations bassement financières, à savoir se servir sur le dos des contribuables, que par une sincère lutte contre les accidents de la route. Cette impression, que ressentent de très nombreux Français, est confortée par les emplacements des radars sur des routes départementales comportant des vitesses maximales très variables, parfois d’un kilomètre à l’autre (sans parler du 80km/h qui ne vaut que dans certains départements), si bien qu’aucune personne même parfaitement consciencieuse ne peut véritablement les respecter.

Sans supprimer totalement les moyens financiers destinés aux dispositifs de sécurité routière, cet amendement propose de réduire de 50 millions d’euros l’action 01 « Dispositifs de contrôle » du programme 751 « Structures et dispositifs de sécurité routière ».

L’argent public sera mieux utilisé pour la prévention et la sécurisation au plus proche du terrain plutôt que pour la répression aveugle des automobilistes.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Philippe Lottiaux · RN

Voir les 73 cosignataires

M. Lottiaux, Mme Rimbert, M. Blairy, Mme Lavalette, Mme Hamelet, Mme Da Conceicao Carvalho, Mme Lechanteux, M. Bilde, Mme Bouquin, M. Boulogne, M. Giletti, M. Limongi, M. Taché de la Pagerie, Mme Mélin, M. Dessigny, M. Chenu, M. Humbert, Mme Pollet, M. Beaurain, Mme Marais-Beuil, M. Chavent, Mme Ranc, Mme Diaz, Mme Martinez, M. Meurin, Mme Lorho, M. Villedieu, M. de Lépinau, M. Rivière, Mme Ménaché, M. Lioret, M. Guibert, M. Le Bourgeois, M. Lopez-Liguori, M. Frappé, M. Muller, M. Gery, Mme Joubert, M. Perez, M. Dufosset, M. David Magnier, M. Markowsky, Mme Robert-Dehault, M. Dussausaye, Mme Lelouis, M. Sanvert, M. Dragon, M. Evrard, M. Houssin, M. Tesson, Mme Laporte, Mme Levavasseur, Mme Griseti, M. Tonussi, M. Boccaletti, Mme Joncour, M. Bentz, Mme Galzy, M. Guiniot, M. Rambaud, M. Jenft, M. Rancoule, M. Mauvieux, Mme Josserand, Mme Sabatini, M. Falcon, M. Gonzalez, Mme Grangier, M. Guitton, M. Buisson, M. Bernhardt, M. Tivoli, M. Michoux et M. Christian Girard

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002040. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale