Pourquoi cet amendement ?

Par cet amendement d'appel, les député·e·s du groupe LFI-NFP souhaitent alerter sur les conditions inhumaines de détention au sein des centres de rétention administrative (CRA).

Le rapport alarmant de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) du 22 juin 2023 sur les conditions de détention des personnes dans les CRA n'a malheureusement pas produit de réaction quant aux conditions d'accompagnement des personnes retenues. La CGLPL évoquait des locaux indignes, extrêmement dégradés et mal entretenus, sans chauffages ou eau chaude. Elle évoquait ensuite que l'ouverture du CRA de Lyon, qui devait "servir de modèle", se retrouve finalement être un lieu dépourvu d'ouverture vers l'extérieur et sans espace d'intimité, notamment dans les sanitaires. Ces conditions indignes et particulièrement graves ne peuvent plus durer et sont inacceptables dans un État de droit.

Rappelons que la détention en CRA est une mesure administrative ce qui, sous la direction d'un gouvernement qui se vante d'être libéral, est problématique : priver de liberté les individus sans aucune décision de justice.

Dans ces conditions, bien que nous ne défendions pas le recours aux CRA et particulièrement le processus de carcéralisation de ces dernières années, nous estimons a minima que les conditions de détention doivent être drastiquement améliorées. Nous considérons aussi que les personnes retenues doivent être accompagnées médicalement et juridiquement.

Ainsi nous proposons de prélever 35 000 000 d'euros en AE et en CP sur l'action 03 "Lutte contre l'immigration irrégulière" du programme 303 "Immigration et asile", notamment sur le budget d'investissement d'ouverture de nouvelles places de CRA, pour abonder un nouveau programme intitulé "Fonds d'accompagnement juridique et médical et de rénovation des centres de rétention administrative"

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Andy Kerbrat · LFI-NFP

Voir les 70 cosignataires

M. Kerbrat, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO59051B0324P2D1N000047.