Pourquoi cet amendement ?

Cet amendement vise à renforcer les mesures de prévention et de formation contre le harcèlement

scolaire en abondant de 25 millions d’euros l’action 1 « Vie scolaire et éducation à la

responsabilité » du programme 230 « Vie de l’élève ». Il appartient au Gouvernement de prendre la

mesure de la gravité de la situation et de lever le gage afin que le programme 214 « Soutien de la

politique de l’éducation nationale » ne soit pas impacté.

Face à la recrudescence des cas de harcèlement des élèves au sein et à l’extérieur des établissements

scolaires, il est urgent de mettre tout en oeuvre et de donner les moyens aux professionnels de

mettre un terme à cette spirale de violence et de haine. Les nombreux suicides ou tentatives de

suicide d’enfants qui ont eu lieu ces dernières années doit presser le Gouvernement à prendre des

mesures conséquentes.

Loin de constituer un signe favorable, la disparition des infirmières scolaires, qui constituaient un

relais essentiel, est extrêmement préoccupante. Même constat du côté des psychologues scolaires :

dans les académies, les postes non pourvus se comptent par dizaines. La loi du 2 mars 2022 visant à

combattre le harcèlement scolaire ne suffit pas. La prévention, la sensibilisation sont capitales ;

punir ne peut être le seul remède. L’institution s’appuie trop sur les enseignants volontaires, à qui

elle demande toujours plus sans leur donner les outils ni le temps qu’il faudrait.

En augmentant les crédits liés à la formation au repérage et à la lutte contre le harcèlement scolaire

et en pérennisant une enveloppe conséquente ces prochaines années, ce sont ainsi près de 850 000

enseignants, 8 000 infirmières scolaires, 900 médecins scolaires et 60 000 AED qui pourront être

formés.

Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.

Auteur et cosignataires

Karine Lebon · GDR

Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?

Source

Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO59048B0324P2D1N000527.