Proposition de loi · n° 244 · Sénat

Proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse

Publication
20 mars 2025
Version
Proposition de loi
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Place de ce texte dans la procédure

Ce document correspond à une version du texte publiée au cours de la procédure parlementaire.

Dossier : Proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse

Auteurs : Mme Laurence Rossignol, M. Hussein Bourgi, M. Patrick Kanner, Mme Viviane Artigalas, Mme Audrey Bélim, Mme Florence Blatrix Contat, Mme Nicole Bonnefoy, M. Denis Bouad, Mme Isabelle Briquet, Mme Colombe Brossel, Mme Marion Canalès, M. Rémi Cardon, Mme Marie-Arlette Carlotti, M. Christophe Chaillou, M. Yan Chantrel, Mme Catherine Conconne, Mme Hélène Conway-Mouret, M. Thierry Cozic, Mme Karine Daniel, M. Jérôme Darras, M. Gilbert-Luc Devinaz, M. Jérôme Durain, M. Vincent Éblé, Mme Frédérique Espagnac, M. Sébastien Fagnen, M. Rémi Féraud, Mme Corinne Féret, M. Jean-Luc Fichet, M. Hervé Gillé, Mme Laurence Harribey, M. Olivier Jacquin, M. Éric Jeansannetas, M. Patrice Joly, M. Bernard Jomier, Mme Gisèle Jourda, M. Éric Kerrouche, Mme Marie-Pierre de La Gontrie, Mme Annie Le Houerou, Mme Audrey Linkenheld, M. Jean-Jacques Lozach, Mme Monique Lubin, M. Victorin Lurel, M. Didier Marie, M. Serge Mérillou, M. Jean-Jacques Michau, Mme Marie-Pierre Monier, M. Franck Montaugé, Mme Corinne Narassiguin, M. Alexandre Ouizille, M. Sebastien Pla, Mme Émilienne Poumirol, M. Claude Raynal, M. Christian Redon-Sarrazy, Mme Sylvie Robert, M. Pierre-Alain Roiron, M. David Ros, M. Lucien Stanzione, M. Rachid Temal, M. Jean-Claude Tissot, M. Simon Uzenat, M. Mickaël Vallet, M. Jean-Marc Vayssouze-Faure, M. Michaël Weber, M. Adel Ziane

Le texte article par article

Article 1er

La Nation reconnaît que l’application par l’État des dispositions législatives et réglementaires pénalisant le recours, la pratique, l’accès et l’information sur l’avortement, aujourd’hui caduques ou abrogées, a constitué une atteinte à la protection de la santé des femmes, à l’autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité entre les femmes et les hommes, aux droits des femmes et au droit au respect de la vie privée.

Elle reconnaît que ces dispositions ont conduit à de nombreux décès et ont été source de souffrances physiques et morales pour les personnes concernées ainsi que pour leurs proches.

Elle reconnaît le préjudice subi par les personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.

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Article 2

I. Il est institué auprès du Premier ministre une commission nationale indépendante de reconnaissance du préjudice subi par les femmes ayant avorté et les personnes ayant pratiqué des avortements avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse. Cette commission est chargée de contribuer au recueil et à la transmission de la mémoire des atteintes aux droits subies par les femmes et reconnues par la Nation en application de l’article 1er de la présente loi.

II. La commission comprend :

1° Deux députés et deux sénateurs ;

2° Un membre du Conseil d’État et un magistrat de la Cour de cassation ;

3° Trois représentants de l’État, désignés par le Premier ministre ;

4° Trois professionnels de santé, désignés par le Premier ministre en raison de leurs connaissances dans le domaine de la santé gynécologique des femmes ;

5° Trois représentants des associations, désignés par le Premier ministre en raison de leur engagement pour le droit et l’accès à l’avortement.

III. Un décret précise le fonctionnement de la commission, ses attributions, les conditions de son indépendance dans l’exercice de ses missions ainsi que les conditions dans lesquelles les personnes concernées peuvent être entendues.

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Source

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