Article unique
L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,
Considérant que les travailleurs immigrés de l’après-guerre ne sont pour le moment pas assez considérés à la hauteur de leur contribution à la société française ;
Considérant que, dans le cadre du travail mémoriel post-seconde guerre mondiale, les travailleurs immigrés de l’après-guerre doivent être honorés pour leurs efforts et sacrifices au service de la nation française ;
Considérant que l’engagement des travailleurs immigrés de l’après-guerre n’est aujourd’hui valorisé que par des initiatives individuelles des collectivités locales, et qu’une journée nationale constituerait une date incitative forte pour multiplier ces initiatives ;
Considérant que les travailleurs immigrés de l’après-guerre, prenant de l’âge et vivant souvent isolés et précarisés, doivent voir leur engagement reconnu de leur vivant à travers une journée nationale permettant de faire valoir leurs droits ;
Considérant que la date du 1er janvier est symbolique au regard du lien qu’elle entretient avec nombre d’entre eux, illustrant l’arbitraire administratif dont ils ont été victimes ;
Considérant qu’aujourd’hui encore, il est essentiel de rappeler que l’immigration est indissociable de l’Histoire française et qu’elle doit trouver sa place dans le calendrier mémoriel ;
Considérant que l’héritage matériel des travailleurs immigrés de l’après-guerre, ainsi que l’héritage de leur amour, leurs descendants trop souvent victimes de stigmatisation ou d’ignorance, sont la France ;
Invite le Gouvernement, notamment le ministère de la culture, à inscrire une « Journée nationale des travailleurs immigrés de l’après-guerre », au calendrier officiel du ministère de la culture, fixée au 1er janvier, et à accompagner sa mise en œuvre par un soutien logistique, une communication dédiée et tout moyen adapté à son plein déploiement à l’échelle nationale.