De quoi parle ce rapport ?
« Mon système Starlink est la colonne vertébrale de l’armée ukrainienne. Toute leur ligne de front s’effondrerait si je l’éteignais. » En mars dernier, Elon Musk écrivait ces mots sur le réseau X. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, lui répondait : « C’est le ministère polonais de la Numérisation qui finance les satellites Starlink pour l’Ukraine, à hauteur de 50 millions de dollars par an. » Elon Musk rétorquait alors : « Tais-toi, petit homme. Tu ne paies qu’une petite partie du coût total. Et il n’y a pas de substitut à Starlink. »
Au-delà de sa dimension polémique, cet échange illustre parfaitement la dépendance croissante de nos forces armées à des infrastructures détenues et opérées par des acteurs privés, en grande majorité américains.
Sur ce point, Elon Musk a raison. Son entreprise lui confère désormais un pouvoir déterminant sur les communications et le renseignement de l’armée ukrainienne, et plus largement sur une grande partie des armées, à l’exception notable de la Chine.