Amendement n° 5 au texte n° 2400 – Améliorer la protection des commerçants grâce à l’usage d’outils numériques
RejetéDéposé par Élisa Martin · Après l’après l'article unique, insérer l'article suivant: du texte n° 2400.
- Déposé le
- 29 janvier 2026
- Décidé le
- 16 février 2026
- Article 40
- Soumis au contrôle de recevabilité financière
Ce que propose l’amendement
L’article L. 252‑5 du code de la sécurité intérieure est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Par dérogation aux deux premiers alinéas, les images provenant de commerçants ou de magasins ne sont conservées que quarante-huit heures si aucun délit ou crime n’a été signalé.
« Le logiciel au support de la vidéoprotection met en place un système de suppression automatique dans le délai. »
Pourquoi cet amendement ?
Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent mettre fin à une situation incompréhensible.
En effet, il est aujourd'hui permis aux commerçants et magasins, et à toute personne privée gérant un établissement accueillant du public, de conserver des images pendant une durée d'un mois. Bien souvent les caméras ont un intérêt pour les délits et les crimes en flagrance et à ce titre, un délai qui est donc extrêmement court. De plus, les crimes ou délits les plus graves qui se déroulent dans un magasin sont souvent immédiatement constatés et font l'objet d'un signalement aux autorités compétentes. Par conséquent, autoriser des personnes privées à disposer d'une grande quantité d'images d'individus pendant près d'un mois n'est pas justifié.
Nous considérons dans notre programme L'Avenir en commun qu'il est nécessaire d'imposer de la sobriété dans la collecte de nos données personnelles.
Motifs publiés par l’auteur avec l’amendement.
Dans quel texte s’inscrit cet amendement ?
Fichier open data « Amendements » de l’Assemblée nationale · référence AMANR5L17PO838901BTC2400P0D1N000005. Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale